Je crois que j'ai une nouvelle tendinite à l'avant bras.
Il faisait si gris chez moi depuis des mois que je n'ai pas pensé à emporter une gourde d'eau.
P
Je suis parti avec Pat de TEV ( Torigné Eau Vive) Personne d'autre de son club n'était partant. Nous avons voté à 9h00.
A l'ouest de Fréhel avec 3 couches sous la cheminée de jupe plus le gilet , il faisait chaud. Pas un nuage. Un dauphin se montre juste une fois 10 m devant nous deux. Que les absents on tord...!

La marée montait gentiment depuis notre départ de la cale de Plévenon. Nous avons joué parmi les roches sur le chemin de la grotte de la pointe du Jas. Pour y entrer 16h00 donnera le bon niveau d'eau..(mi marée) C'est la petite houle annoncé et le coéficient entre vive et morte eau qui a formé dans l'esprit de Pat l'objectif de revenir dans cette grotte exceptionnelle par son originalité et la rareté de sa praticabilité.
Que faire en attendant?
On va aller voir derrière le Cap ...
Dans le courant au pied du cap, Pat à l'idée de vérifier si on repasse , je teste aussi en marche arrière , "C'est bon" décrète t'on.

A l'EST
Le vent de Noroit léger s'y oublie
La houle de 60 cm s'y éteint
la fréquence de 4 secondes, on n'y pense plus. il y vole des oiseux rares et une plage de galets nous tend les bras.

A terre on ôte une couche. Il va bientôt être 16h00 la mi marée pour la grotte. mais aussi pour le marnage l'heure des 3 douzièmes.
RETOUR
On longe la falaise verticale en empruntant une passe bien géométrique. de ce genre:
Des randonneurs nous saluent ,nous photographient.

A l'approche du cap, le vent se durcit. les remous se forment. Devant le cap , le courant a forci. Nous ramons frénétiquement sans économiser les fausses pelles que provoquent les vagues pyamidales, l'écume mole. pourquoi? Sans doute parce qu'il s'appelle Fréhel, il a une mauvaise ré-pu-ta-tion.
C'est FEV , Frehel Eau Vive, un club en perdition.
Bon dieu! c'est ce qui va m'arriver si je ne fais pas attention . Mon kayak à lignes tendues est brutal dans ses vagues optues, fréquentes et courtes.
PAt 30 ans de kayak et son Shorlyne polyet , me devance, déjà arrivé dans le bref contre courant.
Ma gorge est sèche. il faut passer et vite. Je me concentre sur la propulsion sans oublier la stabilité; un peu de vitesse l'améliore. Le XP pardonne beaucoup. Enfin je peux réduire la vapeur. Mais ce n'est pas fini.
Entre l'Amas du cap et la falaise des hauts fonds agitent encore la surface et l'eau coulle à environ 3 noeuds parce que faisant du surplace en ramant fort, quand je prends un appui, je recule ausssitot . Pat est déjà passé , plus près de la roche où semble t'il les vagues sont moins grosses sur une largeur d'environ 2 m.
Je n'arrive pas à lancer un surf malgré l'inclinaison du kayak sur le versant ouest des vagues, qui reviennent toutes les 4 secondes.
Il me vient l'idée de faire un portage mais ce n'est pas aménagé pour.
Je me laisse reculer et m'avance à Gauche près de la roche au risque de me faire drosser.
Enfin je progresse un peu parce que c'est plus plat donc je peux pagayer à 100%.
les remous m'approchent dangeureusement des roches, je pose ma main sur une arrête heuresement dégarnie de moules. Je pense que la carène va prendre des chocs. Je regarde à droite ce qui va me tomber dessus: rien pour l'instant . Je repousse le rocher et recommence la propulsion soigneusement. Enfin je franchi le diabolique haut fond et rejoint Pat.
Nous arrivons à l'entré Est de la grotte de la pointe du Jas
Tout est géométrique au cap Frehel le couloir de la grotte trop étroite pour pagayer bas tourne 2 fois à 90° à gauche puis à droite. Chaque faille débouche en hauteur apportant de l'éclairage. Au pied les éboulis forment barrage. Des oiseaux entrent et sortent par là .
La houle y fait le yoyo sur 80 cm
Je ne suis pas PAt à l'intérieur car avec mon Kitiwek de 537 cm c'était difficile d'y tourner en 2001 lors de merveilleuses journées de pétole. Alors avec 545cm pas la pèine d'aller gratter le gel coat. Je n'en suis pas frustré.
Cependant je pense que PAt n'as pas eu autant de courant que moi pour franchir le Jas par l'extérieur. l'écume était moins abondante au deux précédent passages mais le courant contraire toujours exigeant.
Nous nous rejoignons. J'ai encore plus soif. Mon avant bras droit révèle une nouvelle douleur. Mais avant de trouver du calme il faut passer encore 2 petits caps couranteux. Enfin je peux peler une orange.
Les 3 km jusqu'au point de départ sont plutôt rapides par rapport au précédent. Au bord de la plage nous sommes à l'abri du courant.
Des déferlantes de ci- de là présagent que nous aurons une arrivée plage au surf.
Et bien Même pas. D'ailleurs l'école Malicrone-Surf est Fermée.

Les promeneurs autour du parking ne peuvent pas ce douter de ce que l'on a vécu en jaugeant les vaguelette de la plage.
Pour Pat et moi, c'est la première fois que l'on franchit le Cap Frehel contre le courant. Quelle drôle d'idée! :rolleyes: .
Nous savons que par coef 79 c'est faisable mais je ne le retenterai pas.
Passer plus au large nous aurait évité les remous très déstabilisants. Mais quelle aurait été la vitesse du courant? Qui a la réponse?
PS on a pas de photo de ce que l'on a vécu aux moment difficiles malgrè un Pentax et un Olympus. Mais sans doute des promeneurs au dessus en ont pris. comment en récupérer?