ça je partage! Retrouver ma nageuse sur laquelle j'ai réalisé un reportage l'an dernier. En la guidant j'avais l'impression de revoir ce film. Pendant 1h34 elle n'a pas cessé de crawler sans rien demander, pas d’arrêt sur image. Au début quand elle dépassait des nageurs on pouvait aussi apprécier comparativement sa fluidité. Elle a réagit à mes signes pour rectifier le cap en vertu de la convention que nous avions pris en 2010 sans même la remémorer samedi dernier. nous formons dorénavant un duo gagnant. Alors que Jean-Pierre Corre, l'instigateur et le plus rapide des premiers défi, déplorait l'absence de Charles puisqu'il ne trouvait pas son nouveau guide peu avant le départ.sylvie a écrit : retrouver "mon " nageur avec sa nage super fluide très esthétique et belle a regarder (ah les filles...))
Elle me renouvelle sa confiance pour 2012!
Pour moi ce WE-défi est chaque fois l'un des meilleur WE de l'année. Comme dit Sylvie retrouver des connaissances. Des amis. Des kayakistes passionnés. Des Sylvies!.
Avant le départ un plat en inox s'est présenté sous mon nez, il restait 2 parts de gâteau en pâte brisée fourrée aux pruneaux. mon préféré. Celui qui est venu me l'offrir, un co-pain, que j'avais rencontré en 2009 à Port Blanc en Belle-ile dont avait continué le tour ensemble. Il parlait beaucoup de cuisine. Il tombait bien car je n'avais mangé qu'un des 350 croissants livrés par la boulangère qui voulait savoir si les kayaks avaient le droit de traverser le coureau. "qui dort dine". ce bout de gâteau m'a aidé à tenir car Leslie en nageant ne me faisait pas la conversation et prenait ses distances avec la masse. MERCI co-pain.
Outre mes satisfactions personnelles dont j’ai pas fini de parler, il y a dans ce défi quelque chose qui devrait enchanter notre petit monde minoritaire d'usagers de la mer .
Contrairement à ce qu’affirmait Maud, la nageuse nocturne: "on ne vous a pas demandé de venir!" eh bien si! On demande des kayakistes. C'est quand même rare.
Sans nous le défi n'a pas lieu. Les meilleurs nageurs souhaitent participer au défi. Ils se font guider par des kayakistes moyens qu'il faut supplier chaque année. Malgré tout on les prend.
Pourtant d'habitude les kayaks sont gêneurs: on les entend pas venir, il encombrent les cales de mise à l'eau, ils empruntent les chenaux, on les rencontre en pleine mer par surprise, ils n'achètent pas de carburant, ils fraudent la réglementation sur les traversées. ils pêchent en silence dans le hauts fonds, le kayak c'est bon pour les enfants. ils n'ont pas de port d'attache. ils sont pas comme les autres, des marginaux de la plaisance.
hé bien c'est avec tous ces avatars que nous sommes le guide idéal d'un nageur. Tous ceux qui avancent avec des hélices et des émissions de gaz ne conviennent pas aux nageurs vulnérables. le matin du défi, il restent à l'écart même si, progressant au vent, leurs émanations de carburant brulé incommodant ceux qui se propulsent à l’oxygène, entrent dans notre bulle bleue comme un intrus.
A mon débarquement au Perrélo deux hommes m'ont aplaudi en disant: "bravo aussi aux kayakistes", je me suis demandé si c'était une juste spontanéité ou une reconnaissance forcée, programmée par les organisateurs.
Quant à Maud et sa génération, elle n'a sans doute pas assisté au départ dans son île. Pourvu que l'écho du défi la réveille à son tour et qu'elle sauve son âme en se préparant au prochain départ. Maud connait déjà le site et vit sur place. Puisse t'elle s'épanouir au grand jour!