Petit incident du coté de Hoëdic
Publié : ven. déc. 09, 2022 9:27 pm
Hello à tous,
Un petit retour sur un incident arrivé en début d'été. Rien de grave, mais une expérience qui m'a bien fait réfléchir.
Olivier
Ce 17 juin 2022, six kayakistes partent de Portz Guen dans l'ouest de Hoëdic où ils ont bivouaqué pour faire le tour de Hoëdic. Le temps est au grand beau avec très peu de vent Il y a un résidu de houle imperceptible, mais qui peut lever, parfois, quelques vagues sur les cailloux. Par ce « temps de demoiselle » comme disaient les marins de mon enfance, les casques sont dans les caissons.
Nous partons vers le sud, et la première pointe qui se présente est la pointe de Caspéraquiz. Un petit platier de cailloux au ras de l'eau, et à l'aspect agressif. En tête du groupe, trois moniteurs. Dans l'ordre, A., B. et C. Par ce beau temps, pas d'organisation particulière du groupe, ni de consigne de sécurité.
A 100 m au large de la pointe, un caillou à peine sous la surface fait lever une petite vague qui de temps en temps mousse et déferle quand le résidu de houle est plus fort que d'habitude. Il y a un risque que la vague emporte un kayak en surf en travers vers le platier. A s'engage dans le passage. Ca étonne C qui a repéré le risque de déferlante, mais A a une bonne expérience de la mer, et un très bon niveau en rivière, et il se dit que bon, elle doit savoir ce qu'elle fait. Et il suit. En fait A n'a pas vu la vague dangereuse. Parce qu'elle est dangereuse que de temps en temps. Derrière elle B s'engage aussi. Elle avait repéré la vague de loin. Mais quand elle arrive dans le passage la mer est plate, la vague ne lève pas, et B ne réalise pas que A passe entre le caillou et le platier. Quand A et B sont dans le passage, une belle vague arrive et déferle sur le caillou. A se laisse entrainer en surf de travers, puis en avant. Elle dessale au ras des cailloux. Sur la vague suivante, B part au surf en travers. Elle s'appuie un peu fort, et tombe coté vague quand celle-ci faiblit. Elle est aussi au ras des cailloux. C est juste derrière. Il a conscience qu'il ne faut en aucun cas se laisser entraîner. Il fait un peu face à la vague, et ça passe tout seul. Les trois kayakistes qui suivent passent à l'extérieur du caillou sans soucis.
A et B pataugent maintenant dans une eau où elles ont pied, mais pleine de cailloux pas très accueillants. Elles réussissent à sortir du platier en tirant leurs bateaux en se rapprochant de la côte et se retrouvent dans un endroit calme. C fait une récup' pour A, B remonte seule. Au bilan, de très belles éraflures sur le genou de B. Plus de peur que de mal, mais le sentiment très net de ne pas être passé très loin de quelque chose de nettement plus grave.
Un petit retour sur un incident arrivé en début d'été. Rien de grave, mais une expérience qui m'a bien fait réfléchir.
Olivier
Ce 17 juin 2022, six kayakistes partent de Portz Guen dans l'ouest de Hoëdic où ils ont bivouaqué pour faire le tour de Hoëdic. Le temps est au grand beau avec très peu de vent Il y a un résidu de houle imperceptible, mais qui peut lever, parfois, quelques vagues sur les cailloux. Par ce « temps de demoiselle » comme disaient les marins de mon enfance, les casques sont dans les caissons.
Nous partons vers le sud, et la première pointe qui se présente est la pointe de Caspéraquiz. Un petit platier de cailloux au ras de l'eau, et à l'aspect agressif. En tête du groupe, trois moniteurs. Dans l'ordre, A., B. et C. Par ce beau temps, pas d'organisation particulière du groupe, ni de consigne de sécurité.
A 100 m au large de la pointe, un caillou à peine sous la surface fait lever une petite vague qui de temps en temps mousse et déferle quand le résidu de houle est plus fort que d'habitude. Il y a un risque que la vague emporte un kayak en surf en travers vers le platier. A s'engage dans le passage. Ca étonne C qui a repéré le risque de déferlante, mais A a une bonne expérience de la mer, et un très bon niveau en rivière, et il se dit que bon, elle doit savoir ce qu'elle fait. Et il suit. En fait A n'a pas vu la vague dangereuse. Parce qu'elle est dangereuse que de temps en temps. Derrière elle B s'engage aussi. Elle avait repéré la vague de loin. Mais quand elle arrive dans le passage la mer est plate, la vague ne lève pas, et B ne réalise pas que A passe entre le caillou et le platier. Quand A et B sont dans le passage, une belle vague arrive et déferle sur le caillou. A se laisse entrainer en surf de travers, puis en avant. Elle dessale au ras des cailloux. Sur la vague suivante, B part au surf en travers. Elle s'appuie un peu fort, et tombe coté vague quand celle-ci faiblit. Elle est aussi au ras des cailloux. C est juste derrière. Il a conscience qu'il ne faut en aucun cas se laisser entraîner. Il fait un peu face à la vague, et ça passe tout seul. Les trois kayakistes qui suivent passent à l'extérieur du caillou sans soucis.
A et B pataugent maintenant dans une eau où elles ont pied, mais pleine de cailloux pas très accueillants. Elles réussissent à sortir du platier en tirant leurs bateaux en se rapprochant de la côte et se retrouvent dans un endroit calme. C fait une récup' pour A, B remonte seule. Au bilan, de très belles éraflures sur le genou de B. Plus de peur que de mal, mais le sentiment très net de ne pas être passé très loin de quelque chose de nettement plus grave.