sortir de l'eau un naufragé en hypothermie profonde
Publié : lun. mars 06, 2023 4:03 pm
Bonjour,
Ce dernier weekend sécu à Bréhat, nous avons tenté, parmi diverses manœuvres cet exercice particulier : la récupération d’une victime en hypothermie profonde, un naufragé inanimé ou au moins totalement inerte et comment le mettre efficacement en sécurité sur un radeau de kayak.
C’est cet exercice-là tel que publié dans sauvetage.kayakalo.fr
Hypothermie profonde – Sécurité et sauvetage en kayak de mer (kayakalo.fr)
Dans mon petit groupe de six kayakistes (il y avait trois groupes) nous avons testé cette manoeuvre mais ce coup- là, pas avec une crevette de ??? 45 kg ???
Et franchement, ça a été très chaud si j’ose dire ce coup-ci avec une innocente victime en plein délire mais tout équipée, combi sèche, gilet, casque, bref un mastar de plus de 80 kg.
Donc, mise en place d’un radeau de trois kayaks et lancement de l’action par le sauveteur du kayak extérieur au contact de la victime (laquelle victime, pas du tout coopérative et franchement délirante et quasi-naze).
Constat : impossibilité absolue pour le sauveteur en position assise dans son kayak de sortir de l’eau la victime y compris avec l’aide d’un deuxième kayakiste. Cette première tentative a été réalisée , les suivantes aussi d’ailleurs, la victime présentée dos au kayak sauveteur.
Solution : pour sortir la victime de l’eau il a fallu que le sauveteur sorte littéralement de son kayak et se mette quasiment à genoux sur son propre hiloire , presque debout et là, en adoptant cette nouvelle position, il a eu toute la force nécessaire, et sans brutaliser l’épine dorsale du naufragé, pour le sortir de l’eau. Il a été efficace parce qu’il a mis en action tout son corps et pas seulement ses bras. Je dirais que la seule action des bras est insuffisante et arrive vite en limite d’efficacité et d’action parce que l’effort demandé est produit ,dirais-je, en « porte à faux ». Je crois qu’un mouvement actif et réussi, cela doit s’approcher un peu d’un exercice d’haltérophile, associant cuisses, tronc et bras.
Il sera intéressant de refaire l’exercice y compris si la mer bouge un peu (radeau délicat à tenir et sauveteur en action en équilibre précaire) mais ce dimanche c’était déjà un résultat très encourageant car l’an dernier nous étions restés sur un constat d’échec avec un naufragé non-crevette.
Ce dernier weekend sécu à Bréhat, nous avons tenté, parmi diverses manœuvres cet exercice particulier : la récupération d’une victime en hypothermie profonde, un naufragé inanimé ou au moins totalement inerte et comment le mettre efficacement en sécurité sur un radeau de kayak.
C’est cet exercice-là tel que publié dans sauvetage.kayakalo.fr
Hypothermie profonde – Sécurité et sauvetage en kayak de mer (kayakalo.fr)
Dans mon petit groupe de six kayakistes (il y avait trois groupes) nous avons testé cette manoeuvre mais ce coup- là, pas avec une crevette de ??? 45 kg ???
Et franchement, ça a été très chaud si j’ose dire ce coup-ci avec une innocente victime en plein délire mais tout équipée, combi sèche, gilet, casque, bref un mastar de plus de 80 kg.
Donc, mise en place d’un radeau de trois kayaks et lancement de l’action par le sauveteur du kayak extérieur au contact de la victime (laquelle victime, pas du tout coopérative et franchement délirante et quasi-naze).
Constat : impossibilité absolue pour le sauveteur en position assise dans son kayak de sortir de l’eau la victime y compris avec l’aide d’un deuxième kayakiste. Cette première tentative a été réalisée , les suivantes aussi d’ailleurs, la victime présentée dos au kayak sauveteur.
Solution : pour sortir la victime de l’eau il a fallu que le sauveteur sorte littéralement de son kayak et se mette quasiment à genoux sur son propre hiloire , presque debout et là, en adoptant cette nouvelle position, il a eu toute la force nécessaire, et sans brutaliser l’épine dorsale du naufragé, pour le sortir de l’eau. Il a été efficace parce qu’il a mis en action tout son corps et pas seulement ses bras. Je dirais que la seule action des bras est insuffisante et arrive vite en limite d’efficacité et d’action parce que l’effort demandé est produit ,dirais-je, en « porte à faux ». Je crois qu’un mouvement actif et réussi, cela doit s’approcher un peu d’un exercice d’haltérophile, associant cuisses, tronc et bras.
Il sera intéressant de refaire l’exercice y compris si la mer bouge un peu (radeau délicat à tenir et sauveteur en action en équilibre précaire) mais ce dimanche c’était déjà un résultat très encourageant car l’an dernier nous étions restés sur un constat d’échec avec un naufragé non-crevette.