Folbot Cooper
Publié : sam. sept. 23, 2006 2:45 pm
On trouvera les caractéristiques techniques sur le site de l'excellent marchand Out-Trade en Allemagne:out-trade
Personnellement, je possède un modèle qui a deux ans maintenant et dont la peau est en PVC et non en Hypalon comme maintenant. On gagne sans doute en longévité ce qu'on perd en bilan de poids. Comme j'avais acheté des bandes de protection, je les ai collées sur le PVC neuf et depuis, elle tiennent sans problème. Ce boulot n'est pas une mince affaire et on comprend facilement que les bandes ne soient pas collées d'origine (coût de main d'œuvre)
J'avais commandé ce bateau directement chez un marchand canadien et j'avais fait une excellente affaire en profitant des promos de fin d'année.
Lorsqu'on monte ce kayak pour la première fois, on ne tombe pas en extase comme on le fait devant un beau squelette en bois de chez Klepper ou autre fabriquant allemand. Mais ça fonctionne et comme on peut enfiler la structure entièrement montée dans la peau qui s'ouvre complètement à l'arrière, la manœuvre n'est pas compliquée. Je dirais m^me que les éléments étant bien repérés, le montage devient très facile après un ou deux entraînements.
Ce qui surprend immédiatement, c'est qu'on peut porter son kayak d'une main et que si on y met les deux, on peut le monter tout seul sur la galerie de sa voiture! Idem pour la mise à l'eau. On y arrive aussi avec les kayaks en plastoc, mais à quel prix! Paradoxalement, le kayak est tellement facile à manœuvrer qu' on a plus envie de le démonter pour un usage domestique: du plafond du garage à la mise à l'eau sans aide extérieure ni tour de rein. Mais attention, le transport tout monté sur la galerie d'une voiture réclame quelques précautions. Il ne faut pas le serrer trop fort avec les sangles et il faut que les points d'appui soient suffisamment distants pour ne pas créer de porte à faux trop important. Comme pour le transport des ailes delta, je le pose sur un élément d'échelle en aluminium et le tour est joué.
Une fois monté, le Cooper n'est vraiment pas moche. C'est encore mieux une fois posé sur l'eau car on ne vois plus les quelques plis de la quille en PVC.
On remarque immédiatement que le cockpit est énorme et qu'on aura bien du mal à se caler dedans. Mais on constate aussi que le kayak est (vraiment) très stable et ne réclame pas d'attention particulière pour naviguer dignement, m^me avec une mer formée. Evidemment, il ne tourne pas comme une toupie et on peut préférer installer le gouvernail (lourd!) pour naviguer pépère sans essayer de gîter comme un pro (j'ai bricolé un truc en sangle pour caler mes genoux et impressionner un peu plus les méduses)
Ce kayak est très peu sensible au vent et mouille un peu dans le clapot. La vitesse de croisière (avec ma pagaie Werner démontable en 4 parties et qui tient donc dans le sac du kayak) est de 3-3,5kts et n'a jamais été un handicap par rapport au kayaks en plastique (mais ça dépend quand m^me du pilote!) sauf quand la mer vient de l'arrière. Le Cooper a alors une trajectoire beaucoup plus erratique qui ne favorise pas la VMG Ce problème a été identifié et résolu par le fabriquant qui a rigidifié l'arrière du kayak et il parait que ça marche au poil maintenant.
Le bateau possède (comme presque tous les kayaks pliant récents) deux boudins latéraux gonflables qui tendent la peau sur le squelette et assurent une certaine flottabilité. Il est livré avec deux sacs gonflables triangulaires qu'on place dans les pointes et qui ne peuvent pas sortir une fois gonflés, avec ou sans outils! En option, on peut acheter deux ballons beaucoup plus longs qu'on place à l'avant et l'arrière et qui occupent alors presque tout le volume disponible. Pas glop pour les raids, mais ça flotte comme un bouchon!
L'esquimautage est exactement comme avec un autre kayak: "on" y arrive pas. Par contre, j'ai testé la remontée à bord en situation réelle (mais provoquée) et dans les vagues: la remontée est très simple et rapide. sans doute grâce aux flotteurs latéraux et intégrés qui assurent une certaine stabilité latérale, même avec de l'eau dans la coque. D'ailleurs, il n'y a pas de raison qu'il y ait beaucoup d'eau dedans car, retourné, ce bateau léger flotte très bien et on arrive à le retourner facilement sans puiser une tonne d'eau au passage. Revers de la médaille: attention de ne pas le lâcher car le vent pourrait bien l'emporter rapidement loin de vous (c'est con, quand même...)
Je terminerai par un "détail": quand on s'assied la première fois dans ce bateau on remarque avec horreur que "ça va pas être possible" En effet, le siège en mousse repose sur le tube constituant la quille du bateau. Les conséquences sur cette partie de l'anatomie que Brassens appelait "l'endroit où le dos commence à ressembler à la lune" sont dévastatrices. Forcément, les personnes dotées de coussins naturels rembourrés souffriront moins que les autres, mais de mon côté, la situation n'était pas tenable.
Ce sujet a été longtemps le fond de commerce du forum , chacun rivalisant d'astuce pour pallier à ce défaut majeur. Ne voulant pas augmenter le volume du kayak plié ni son poids, j'ai trouvé une solution personnelle très satisfaisante et peu encombrante. J'espère que le fabriquant a résolu ce problème depuis.
En résumé: le Cooper est un excellent kayak, très sur et adapté à des raids de plusieurs jours. Il ne réclame pas plus de précautions sur les cailloux qu'un précieux kayak en composite et on peut réparer une déchirure sur le tas sans interrompre son voyage. Acheter un pliant, c'est adhérer à un certain art de vivre le kayak (comme la pomme de terre qui est plus un état d'esprit qu'un légume) et accepter les inconvénients du montage d'un certain nombre de pièces et les petits énervements qui vont avec. Mais au bout du compte, on a un kayak léger, réellement transportable et qui se rapproche réellement du kayak "skin on frame" originel.
Personnellement, je possède un modèle qui a deux ans maintenant et dont la peau est en PVC et non en Hypalon comme maintenant. On gagne sans doute en longévité ce qu'on perd en bilan de poids. Comme j'avais acheté des bandes de protection, je les ai collées sur le PVC neuf et depuis, elle tiennent sans problème. Ce boulot n'est pas une mince affaire et on comprend facilement que les bandes ne soient pas collées d'origine (coût de main d'œuvre)
J'avais commandé ce bateau directement chez un marchand canadien et j'avais fait une excellente affaire en profitant des promos de fin d'année.
Lorsqu'on monte ce kayak pour la première fois, on ne tombe pas en extase comme on le fait devant un beau squelette en bois de chez Klepper ou autre fabriquant allemand. Mais ça fonctionne et comme on peut enfiler la structure entièrement montée dans la peau qui s'ouvre complètement à l'arrière, la manœuvre n'est pas compliquée. Je dirais m^me que les éléments étant bien repérés, le montage devient très facile après un ou deux entraînements.
Ce qui surprend immédiatement, c'est qu'on peut porter son kayak d'une main et que si on y met les deux, on peut le monter tout seul sur la galerie de sa voiture! Idem pour la mise à l'eau. On y arrive aussi avec les kayaks en plastoc, mais à quel prix! Paradoxalement, le kayak est tellement facile à manœuvrer qu' on a plus envie de le démonter pour un usage domestique: du plafond du garage à la mise à l'eau sans aide extérieure ni tour de rein. Mais attention, le transport tout monté sur la galerie d'une voiture réclame quelques précautions. Il ne faut pas le serrer trop fort avec les sangles et il faut que les points d'appui soient suffisamment distants pour ne pas créer de porte à faux trop important. Comme pour le transport des ailes delta, je le pose sur un élément d'échelle en aluminium et le tour est joué.
Une fois monté, le Cooper n'est vraiment pas moche. C'est encore mieux une fois posé sur l'eau car on ne vois plus les quelques plis de la quille en PVC.
On remarque immédiatement que le cockpit est énorme et qu'on aura bien du mal à se caler dedans. Mais on constate aussi que le kayak est (vraiment) très stable et ne réclame pas d'attention particulière pour naviguer dignement, m^me avec une mer formée. Evidemment, il ne tourne pas comme une toupie et on peut préférer installer le gouvernail (lourd!) pour naviguer pépère sans essayer de gîter comme un pro (j'ai bricolé un truc en sangle pour caler mes genoux et impressionner un peu plus les méduses)
Ce kayak est très peu sensible au vent et mouille un peu dans le clapot. La vitesse de croisière (avec ma pagaie Werner démontable en 4 parties et qui tient donc dans le sac du kayak) est de 3-3,5kts et n'a jamais été un handicap par rapport au kayaks en plastique (mais ça dépend quand m^me du pilote!) sauf quand la mer vient de l'arrière. Le Cooper a alors une trajectoire beaucoup plus erratique qui ne favorise pas la VMG Ce problème a été identifié et résolu par le fabriquant qui a rigidifié l'arrière du kayak et il parait que ça marche au poil maintenant.
Le bateau possède (comme presque tous les kayaks pliant récents) deux boudins latéraux gonflables qui tendent la peau sur le squelette et assurent une certaine flottabilité. Il est livré avec deux sacs gonflables triangulaires qu'on place dans les pointes et qui ne peuvent pas sortir une fois gonflés, avec ou sans outils! En option, on peut acheter deux ballons beaucoup plus longs qu'on place à l'avant et l'arrière et qui occupent alors presque tout le volume disponible. Pas glop pour les raids, mais ça flotte comme un bouchon!
L'esquimautage est exactement comme avec un autre kayak: "on" y arrive pas. Par contre, j'ai testé la remontée à bord en situation réelle (mais provoquée) et dans les vagues: la remontée est très simple et rapide. sans doute grâce aux flotteurs latéraux et intégrés qui assurent une certaine stabilité latérale, même avec de l'eau dans la coque. D'ailleurs, il n'y a pas de raison qu'il y ait beaucoup d'eau dedans car, retourné, ce bateau léger flotte très bien et on arrive à le retourner facilement sans puiser une tonne d'eau au passage. Revers de la médaille: attention de ne pas le lâcher car le vent pourrait bien l'emporter rapidement loin de vous (c'est con, quand même...)
Je terminerai par un "détail": quand on s'assied la première fois dans ce bateau on remarque avec horreur que "ça va pas être possible" En effet, le siège en mousse repose sur le tube constituant la quille du bateau. Les conséquences sur cette partie de l'anatomie que Brassens appelait "l'endroit où le dos commence à ressembler à la lune" sont dévastatrices. Forcément, les personnes dotées de coussins naturels rembourrés souffriront moins que les autres, mais de mon côté, la situation n'était pas tenable.
Ce sujet a été longtemps le fond de commerce du forum , chacun rivalisant d'astuce pour pallier à ce défaut majeur. Ne voulant pas augmenter le volume du kayak plié ni son poids, j'ai trouvé une solution personnelle très satisfaisante et peu encombrante. J'espère que le fabriquant a résolu ce problème depuis.
En résumé: le Cooper est un excellent kayak, très sur et adapté à des raids de plusieurs jours. Il ne réclame pas plus de précautions sur les cailloux qu'un précieux kayak en composite et on peut réparer une déchirure sur le tas sans interrompre son voyage. Acheter un pliant, c'est adhérer à un certain art de vivre le kayak (comme la pomme de terre qui est plus un état d'esprit qu'un légume) et accepter les inconvénients du montage d'un certain nombre de pièces et les petits énervements qui vont avec. Mais au bout du compte, on a un kayak léger, réellement transportable et qui se rapproche réellement du kayak "skin on frame" originel.