Guitouni a écrit :Pourquoi des bouchains vifs rendent le bateau plus sensible à abattre ou à lofer par rapport à une coque ronde ? ( c'est ce que j'ai compris de la discussion )
Et comment vous savez s'il y a des bouchains ou pas sur les photos on voit pas le dessous ?
tu parles de Coque ronde* ou coque "en forme" et liaison bouchain/coque arrondie.?
Le
bouchain est la partie du bordé qui lie le
fond au
pont. Il est dit "
vif" ou plat s'il est
droit au lieu d'
arrondi.
[*les "course en ligne" ont la coque ronde : minimum de surface mouillée, stabilité minimum.]
Mais le
fond des kayaks dits "à bouchains" (abus de langage admis) sont composés de 2 parties planes formant un V, on dit aussi coque
en V.
Alors, puisque ce n'est pas une coque "en
Forme" les liaisons
fond /
bouchain tracent de véritables
arètes vives. (d'où l'abus de langage)
Parfois elles se perdent dans la rondeur des étraves (point65°N) où sont visible sur toute la longueur ( Articka, Bucaneer, Polar)
[RIGHT] Quand à ce modèle qui m'évoque le Baà¯kal que Polyform a sorti de son catalogue...

...son étave arrière est relativement "
quillée" ce qui le rend probablement
dirrecteur et rapide en ligne droite sur mer plate.
Son fond j'espère n'est pas plat comme un Belouga mais en V doux pour lui conférer de la réponse à la
gite et de la stabilité
secondaire.
[/RIGHT]
Quand les catalogues ne montrent par les
carènes, c'est souvent quelles n'ont rien de valorisant ou que le fabricant n'est pas sûr de son architecture. Aucun n'est sûr de convenir à tout type de mer ou de public.
Pour moi la carène est le premier
critère d'achat.
Après avoir élagué j'essaie de répondre à la première interrogation qui me surprend.
La
sensibilité au vent latéral dépend du déséquilibre de fardage (prise au vent) entre l'avant et l'arrière. Elle ne dépend pas du type de carène. Mais elle est
variable avec un même kayak utilisé par 2 kayakistes de taille, poids et morphologies
différents.
Les kayaks
abattants ont disparu du marché. Mal chargé le mien l'est. Des super loffeur existent encore. mais ce n'est pas si grave.
Cela se compense par un
chargement optimisé (réglage de l'assiette) et si on en dispose de la
dérive. (si loffe) la dérive ne dispense pas de penser à l'assiette.
avoir n'est pas savoir.
Le kayak en
V sont parfois si
manœuvrants (Anas Acuta, Artika Ultima) que la dérive y a aussi la fonction de le rendre
directeur pour aller droit, sans faire " l
'essuie glace''
Les kayaks longs, volumineux et directeurs (Lettman, Point65°N) exigent un réglage d'assiette plus précis que les courts et bananés.(Shore Line, Katchiky, Reval,)
Les kayaks directeurs sont souvent munis d'un
gouvernail pour les aider à
virer. si le gouvernail est utilisé contre le lof ou l'abat , son safran, ne sera pas dans l'axe de la quille et freinera.
Si le gouvernail est
optionnel sur le catalogue , ou rajouté après le lancement, cela veut dire que le kayakiste savant n'en a pas besoin. Les directeurs sont âpres à tenir dans des vagues plus courte que leur flotaison. Au delà , ils sont comme sur du plat incliné.
Les kayaks "marins" "bien défendus" 'bananés" sont moins fatigants par mer formée et leur kayakiste en profitent.
Après cette tentative d'objectivité je terminerai en subjectif:
- un même kayak peut être perçu directeur par un débutant ou manoeuvrant par un kayakiste savant.
- Mieux vaut un safran désaxé qu'un kayakiste déviant de la route du groupe