FEUILETON GALICE Vendredi 14 aout 2009 Corme Santa Marina
Publié : ven. févr. 12, 2010 9:09 am
Vendredi 14 Aout
BILAN PROVISOIRE
Ça fait une semaine que je navigue. J'ai progressé rapidement mais ici je vais prendre mon temps. La côte de la mort, je la parcoure en 4 étapes mais on pourrait diviser par 2, La dernière étant quasiment incompressible. Mes 3 arrêts ont pour but de saluer les témoins de mon premier passage. Il me reste à visiter en profondeur les rias de Corme et de Camarinas que je considère comme un détour mais qui offrent certainement des espaces naturels plus aimables que les caps.
Ce ne sera pas cette année.
ADOPTION
En 2004 j'avais commencé cette étape mal réveillé. Pour savoir où j'étais arrivé, j'ai du sortir au large mon livre de photos aériennes. Après une sieste à Arou, quelqu'un m'avait conseillé un dernier de ne pas passer le cap Vilano ce jour-là mais que je pouvais m'en approcher
en allant jusqu'au petit port de Sta Marina. Peu après mon arrivée, la population de ce village de pêcheurs m'avait adopté. En 2007, arrivant un Samedi à l'heure de l'apéro l'accueil avait été trop sympathique. Comme pour un revenant. J'ai cela en tête en démarrant. Je crains maintenant une déception car comment égaler la fête de 2007 ?
Sur le chemin j'avais fait et j'ai encore l'intention de refaire une escale culturelle. En 2004 je l'avais loupé. Je ne me le pardonnais pas. Il n'y a pas musée plus proche d'un kayakiste que le musée de Man. Voyez ce résumé.
http://www.youtube.com/watch?v=TSHL4VEO ... ature=fvwp
DEUX RENNAIS se RENCONTRENT EN MER
Mais un voilier me fait changer d'avis. Je mise sur mon état physique et laisse mon appétit de culture de côté. Avant 8h00, je démarre peu après les premiers voiliers qui ont occupé cette nuit le petit mouillage gratuit. Ces voiliers sont partis alors que le vent est presque nul. C'est le moment entre la brise de terre nocturne et la brise de mer diurne. Le relief de la ria joue aussi sans doute, les à‰oliennes sont indécises. A environ 1 mile déjà , l'un prend la même route que la mienne. Je pagaie lentement d'abord pour m'échauffer puis je fais de mon mieux pour fondre sur lui. Le sloop n'avance pas plus vite, j'en suis de plus en plus sûr même si ce n'est pas évident en fixant une poupe. Au bout de 40 mn je le rejoins il est immatriculé à Vannes. Quel plaisir de démontrer encore la supériorité du kayak par pétole. Pour graver l'instant, avant de le dépasser j'allume la caméra. Ensuite je me présente. Ce Rennais viens d'acheter ce voilier de 9 mètres d'occasion et vient pour la première fois en Espagne en solitaire par saut de puce de 100 miles. Il ne parle pas Espagnol. C'est un handicap ici. Les choses que je vis lui semblent plus riches que ses maigres souvenirs. Au bout d'une heure à 2 nœuds selon son GPS, je me retrouve à l'ouest de mon escale. On se sépare.
http://www.dailymotion.com/video/xb8ujm ... aker_sport
La mer est toujours aussi tranquille. Il me faudra plus d'une heure pour toucher la côte. Santa Marià±a est reconnaissable de loin grâce aux « neiges éternelles », les dunes de sable qui montent au sommet de la crête. Monte blanco.
A gauche la moitié du mont blanc où grimpent les dunes. Unique en Espagne.
A Droite la plage de Trece nommée ainsi parce qu'elle comporte 3 parties.

Je savoure les derniers instants avant de débarquer en traversant un rare jardin de roche. Comment vais-je être reçu? Ce fut si bien la seconde fois. Comment ce puisse être mieux ? Jean Capdevielle, s'est arrêté ici en Mai, par hasard ; il y a rencontré mon copain Berto et m'ont envoyé un email « tu sais Felipe que tu trouveras toujours une porte ouverte ici, Berto » .
Le jardin de roches juste avant Santa Manina (à Droite) avec sa jetée, les chabolas, et le village à 100m d'altitude.
A gauche le fond de la ria de Corme d'où je viens.
CONSTANTES ET VARIABLES
Le port est calme, la cale me semble moins large. Un gros bateau, le Monteblanco y est posé sur bers. Quelqu'un allongé dessous le peint. Il se relève à mon arrivée. C'est le père Berto. Bon pêcheur, il n'est pas expansif. Il a baptisé son ainé de son propre prénom. On se reconnaît et je demande des nouvelles des villageois. Je chariote jusqu'au premier rang de chabola, là où Berto m'indique de le faire. La petite plage a encore sa douche. J'atteste qu'elle fonctionne. Je me change, me repose, je mange le reste de tortilla que la mère de José m'avait emballé. Vers 17h00 les choses s'agitent. Arrivent d'en haut plusieurs connaissances d'autres nouveaux et pour finir le Berto fils. Il s'empare d'une annexe et je m'impose à bord. Il a plein de chose à me raconter. Il vient de perdre son patron. Peut-il solliciter le mien? Jusqu'au lendemain il m'entrainera dans ses déplacements de WE en me présentant à beaucoup de gens. Mon ami est bosseur mais il ne se déplace jamais à pied. Je retrouve beaucoup de monde ce qui leur permet de mesurer le temps passé, surtout quand je distribue les photos qu'ils n'attendaient pas.
Aujourd'hui : 9h00-12h30 = 11.00 miles
BILAN PROVISOIRE
Ça fait une semaine que je navigue. J'ai progressé rapidement mais ici je vais prendre mon temps. La côte de la mort, je la parcoure en 4 étapes mais on pourrait diviser par 2, La dernière étant quasiment incompressible. Mes 3 arrêts ont pour but de saluer les témoins de mon premier passage. Il me reste à visiter en profondeur les rias de Corme et de Camarinas que je considère comme un détour mais qui offrent certainement des espaces naturels plus aimables que les caps.
ADOPTION
En 2004 j'avais commencé cette étape mal réveillé. Pour savoir où j'étais arrivé, j'ai du sortir au large mon livre de photos aériennes. Après une sieste à Arou, quelqu'un m'avait conseillé un dernier de ne pas passer le cap Vilano ce jour-là mais que je pouvais m'en approcher
Sur le chemin j'avais fait et j'ai encore l'intention de refaire une escale culturelle. En 2004 je l'avais loupé. Je ne me le pardonnais pas. Il n'y a pas musée plus proche d'un kayakiste que le musée de Man. Voyez ce résumé.
http://www.youtube.com/watch?v=TSHL4VEO ... ature=fvwp
DEUX RENNAIS se RENCONTRENT EN MER
Mais un voilier me fait changer d'avis. Je mise sur mon état physique et laisse mon appétit de culture de côté. Avant 8h00, je démarre peu après les premiers voiliers qui ont occupé cette nuit le petit mouillage gratuit. Ces voiliers sont partis alors que le vent est presque nul. C'est le moment entre la brise de terre nocturne et la brise de mer diurne. Le relief de la ria joue aussi sans doute, les à‰oliennes sont indécises. A environ 1 mile déjà , l'un prend la même route que la mienne. Je pagaie lentement d'abord pour m'échauffer puis je fais de mon mieux pour fondre sur lui. Le sloop n'avance pas plus vite, j'en suis de plus en plus sûr même si ce n'est pas évident en fixant une poupe. Au bout de 40 mn je le rejoins il est immatriculé à Vannes. Quel plaisir de démontrer encore la supériorité du kayak par pétole. Pour graver l'instant, avant de le dépasser j'allume la caméra. Ensuite je me présente. Ce Rennais viens d'acheter ce voilier de 9 mètres d'occasion et vient pour la première fois en Espagne en solitaire par saut de puce de 100 miles. Il ne parle pas Espagnol. C'est un handicap ici. Les choses que je vis lui semblent plus riches que ses maigres souvenirs. Au bout d'une heure à 2 nœuds selon son GPS, je me retrouve à l'ouest de mon escale. On se sépare.
http://www.dailymotion.com/video/xb8ujm ... aker_sport
La mer est toujours aussi tranquille. Il me faudra plus d'une heure pour toucher la côte. Santa Marià±a est reconnaissable de loin grâce aux « neiges éternelles », les dunes de sable qui montent au sommet de la crête. Monte blanco.
A gauche la moitié du mont blanc où grimpent les dunes. Unique en Espagne. A Droite la plage de Trece nommée ainsi parce qu'elle comporte 3 parties.

Je savoure les derniers instants avant de débarquer en traversant un rare jardin de roche. Comment vais-je être reçu? Ce fut si bien la seconde fois. Comment ce puisse être mieux ? Jean Capdevielle, s'est arrêté ici en Mai, par hasard ; il y a rencontré mon copain Berto et m'ont envoyé un email « tu sais Felipe que tu trouveras toujours une porte ouverte ici, Berto » .
Le jardin de roches juste avant Santa Manina (à Droite) avec sa jetée, les chabolas, et le village à 100m d'altitude.
A gauche le fond de la ria de Corme d'où je viens.
CONSTANTES ET VARIABLES

Le port est calme, la cale me semble moins large. Un gros bateau, le Monteblanco y est posé sur bers. Quelqu'un allongé dessous le peint. Il se relève à mon arrivée. C'est le père Berto. Bon pêcheur, il n'est pas expansif. Il a baptisé son ainé de son propre prénom. On se reconnaît et je demande des nouvelles des villageois. Je chariote jusqu'au premier rang de chabola, là où Berto m'indique de le faire. La petite plage a encore sa douche. J'atteste qu'elle fonctionne. Je me change, me repose, je mange le reste de tortilla que la mère de José m'avait emballé. Vers 17h00 les choses s'agitent. Arrivent d'en haut plusieurs connaissances d'autres nouveaux et pour finir le Berto fils. Il s'empare d'une annexe et je m'impose à bord. Il a plein de chose à me raconter. Il vient de perdre son patron. Peut-il solliciter le mien? Jusqu'au lendemain il m'entrainera dans ses déplacements de WE en me présentant à beaucoup de gens. Mon ami est bosseur mais il ne se déplace jamais à pied. Je retrouve beaucoup de monde ce qui leur permet de mesurer le temps passé, surtout quand je distribue les photos qu'ils n'attendaient pas.
Aujourd'hui : 9h00-12h30 = 11.00 miles