Bonjour,
je vais copier sur Guitouni, en guise de présentation de mes débuts (même optique si cela peut être utile à qui que ce soit)
Donc avant d'attaquer les débuts, la préquelle: un peu plus de dix ans de kayak derrière moi, ces dix années m'ont amené à faire essentiellement du kmer, un peu de rivière, du rodéo, du kayak surf... et pas mal de foncier.
Après avoir passé beaucoup de temps à faire des ronds horizontaux (plutôt longs) ou verticaux (plutôt humides), une crise de la quarantaine peut-être, une envie de changement sûrement, m'ont amené à regarder les surfski avec un autre œil.
Un autre œil car, j'en avais surtout entendu parlé, extraits (de ma mémoire) choisis :
- c'est pour les compétiteurs
- il faut être né avec une pagaie pour en faire
- c'est trop instable
- il faut avancer ou tu tombes
Bref que de quoi donner envie de voir par soi-même.
Au printemps 2010, au hasard d'une rencontre avec Gaetan Séné sur Berder (merci à lui pour ses infos et conseils), et de contacts avec Didier Plouhinec (merci tout pareil), je prends contact avec Benoit Leroux qui en plus d'en fabriquer lui-même, a un surfski d'occasion à vendre (seule option envisageable pour commencer et valider 'le truc').
Rendez-vous est pris pour un essai: Benoit a 2 bateaux à essayer:
- un Think, modèle "Evo"
- un O'krea (marque de Benoit Leroux), modèle "O'mania"
Un soir de Juillet (fin d'après-midi, mer d'huile sur le Golfe, idéal carte postale), le test:
Je commence avec le Evo, premier conseil passé (comment monter dans le surf) première surprise: je ne suis pas tombé et parvient à avancer.... on m'aurait menti ?!
Non car il s'agit tout de même d'un surfski donné pour être stable; et c'est pourquoi je suis parti vers ce type de surf: mieux vaut commencer avec un stable et faire son apprentissage avec, que de mettre la barre trop haute et ne pas parvenir à gérer correctement.
En effet, et j'ai pu le vérifier par la suite: la fatigue est loin d'être négligeable sur la gestion de l'équilibre. Effectuant régulièrement des sorties longues en kmer, ce même parcours en surfski m'a sollicité autant voir plus, d'abord par l'envie d'aller plus vite, mais aussi la gestion de l'équilibre n'est pas à négliger (à confirmer dans le temps, mais cela devrait s'améliorer avec l'expérience).
Vue la mer d'huile seul les sensations de glisse et vitesse (par rapport à un kmer) étaient au rendez-vous lors de ce test, pour les vrais vagues, il faudra attendre. Par contre super sensations bien sur. L'essai était effectué avec une pagaie mer et non pas cuillère n'en ayant jamais utilisé auparavant, ce n'était pas la peine d'avoir double peine...
Au retour, j'essaie le O'mania: là par contre la donne n'était plus la même: j'ai compris ce que voulait dire les articles lus, indiquant que l'on pouvait se fatiguer à gérer son équilibre plus que la propulsion: j'étais dans ce cas de figure. Pour info, Benoit devait changer cela en déplaçant la hauteur du pagayeur moins haut afin de gagner en stabilité.
A peine un quart d'heure plus tard; quelques vagues de bateaux aidant, je demande à reprendre le Evo... c'est mieux...
J'attendrai d'avoir un peu plus d'heures de vol pour essayer d'être plus sollicité.
L'essai se termine, re-grand-merci à Benoit, le plus dur reste à faire: basculer du coté obscur ou pas... car la suite logique bien sur c'est de transformer l'essai... La réflexion continue mais très peu en fait.
Le kayak de rodéo a été vendu au printemps (faute à la digue de Berder qui n'est plus joueuse); le panel des sorties se limite donc aux kmer et kayaksurf.... Surfski ce serait pas mal non plus...
Si je ne fais pas le pas maintenant, il n'est pas certain que je le fasse plus tard....
Donc: 'Go'.
Ok pour aller plus loin en surfski. Je ne saisirai pas l'occasion d'aller voir sur Cherbourg à lors de la compétition (pas loin, mais pourtant pas compatible avec les contraintes familiales que je veux m'imposer).
Donc le choix se porte sur l'Evo. C'était en Aout 2010. Il entre dans le garage et par la même occasion dans la flottille.
L'arrivée coà¯ncide bien avec:
- des température clémentes
- un mode célibataire de vacances qui libère des créneaux de sortie.
La première sortie en solo: les essais de remonter sur le surf
La théorie et les vidéos sur le net aidant, j'arrive à remonter dans le surf
mais avec la méthode 'ventrale' pas la 'latérale'
Il va falloir continuer à travailler, mais cela ouvre la porte aux apprentissages sur le plat.
Depuis donc, quelques heures de pagaies et km plus tard:
- le prêt d'une pagaie cuillère depuis l'automne m'a permis de comprendre
que les appuis en suspension ne sont pas du tout bénéfiques; en poussé c'est
beaucoup mieux....
Je continue pourtant à lutter contre les réflexes installés.
- je chute régulièrement... à l'arrêt...
- a ce jour ce sont les vaguelettes 3/4 arrière qui me posent le plus
de problèmes. Je n'ai toujours pas compris 'pourquoi'
- le doute qui me retenait le plus pour acheter une pagaie cuillére-carbone:
les tendinites. Sebastien Marin (Plasmor) m'a gentiment laissé sa pagaie tout
carbone en test: c'est bon, test concluant, l'organisme a suivit sans bronché.
Donc: la dernière acquisition, une pagaie cuillère (Braca 4 - Min) attend depuis
Samedi d'être étrennée (coef 103, j'ai préféré le jeu dans le Golfe en kmer). Ce
sera pour ce week-end. J'ai pris le luxe de choisir un manche démontable/réglable.
2 avantages:
- cela amènera un peu de souplesse dans le manche
- cela me permettra de proposer à d'autres la possibilité d'essayer
différentes longueur de manches avant achat pour ceux qui préférent une
longueur fixe
- le transport
L'avenir me dira, si cela était inutile ou même une erreur.
L'apprentissage, désordonné, demande tout de même à être plus construit.
Une sortie d'il y a 15 jours dans des vagues non pas de surf, mais courtes
et chaotiques sur l'entrée du Golfe ont permis de mettre en évidence
que le travail sur l'équilibre payait (pas de chute) mais qu'il restait
une bonne marge de progression car celle de sécurité était bien attaquée...
En kmer ces vagues seraient pourtant passées inaperçues... pas en surfski (pour moi)
J'attends maintenant que la température de l'eau remonte pour aller chercher ce pour
quoi le surfski est fait: des vagues faites pour le faire surfer.
En attendant cela, le travail va continuer, sur le mouvement de pagaie, pour avoir un
meilleur rendement; et comme le club de vannes vient de voir sa flotte équipée avec
un Xt; les sorties vont pouvoir aussi se faire avec un peu plus homogénéité.
Bien sur, si quelqu'un lisant cela traîne sa pagaie dans le coin; ne pas hésiter
à se manifester, mais cela tombe sous le sens
Jean-Pierre