ACT now !!!!!!!!!!!!!!!!
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jpr44
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Re : ACT now !!!!!!!!!!!!!!!!
Piqué sur le forum eauxvives.org:
"Sujet du message: Re: GAZ DE SHISTES ET IMPACTS ??
MessagePosté: Mar Fév 15, 2011 10:28
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Localisation: cevennes ardechoise
on a maintenant les coordonnés des endroits ou ca va forer.
beaucoup sont a coté de rivières connus.....
la thine,le roubreau,le lignon,la ligne,le sandron +le plateau des gorges de l'ardeche.
ca en fait un paquet des forages de prevus.....
ca se precise.....
voici le detail pour ceux qui connaissent.
pour sanilhac :forage entre le camping du roubreau et la tour de brison au lieu dit leyval
pour jaujac:forage au lieut dit la bennerie a 4 km au nord ouest de jaujac
pour saint privas forage a 500 metre au sud du lieu dit le suel
pour lablachère à coté de la piscine municipale
Privas (av de prahines)
Gras (07700)
Lablachere ND (D104)
Beaulieu (La Gare)
Malarce sur Thines (D513)
Payzac (Passage à Brès)
Saint Melany (07260)
Sanilhac (07110)
Jaujac (07380)
Saint Privat (34 montée de la castagnette)Saint Joseph des bancs (La Blache)"
Je ne corrige pas les fautes d'orthographe: c'est le message qui est important.
Il y a apparemment une grosse effervescence pour cette prospection du gaz de schiste en France.
La question fondamentale dans ce pays c'est peut-être: où n'y a-t-il pas de gaz de schiste?
Il faudra interroger sur ce petit sujet les candidats à "l'érection pestilentielle".
"Sujet du message: Re: GAZ DE SHISTES ET IMPACTS ??
MessagePosté: Mar Fév 15, 2011 10:28
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on a maintenant les coordonnés des endroits ou ca va forer.
beaucoup sont a coté de rivières connus.....
la thine,le roubreau,le lignon,la ligne,le sandron +le plateau des gorges de l'ardeche.
ca en fait un paquet des forages de prevus.....
ca se precise.....
voici le detail pour ceux qui connaissent.
pour sanilhac :forage entre le camping du roubreau et la tour de brison au lieu dit leyval
pour jaujac:forage au lieut dit la bennerie a 4 km au nord ouest de jaujac
pour saint privas forage a 500 metre au sud du lieu dit le suel
pour lablachère à coté de la piscine municipale
Privas (av de prahines)
Gras (07700)
Lablachere ND (D104)
Beaulieu (La Gare)
Malarce sur Thines (D513)
Payzac (Passage à Brès)
Saint Melany (07260)
Sanilhac (07110)
Jaujac (07380)
Saint Privat (34 montée de la castagnette)Saint Joseph des bancs (La Blache)"
Je ne corrige pas les fautes d'orthographe: c'est le message qui est important.
Il y a apparemment une grosse effervescence pour cette prospection du gaz de schiste en France.
La question fondamentale dans ce pays c'est peut-être: où n'y a-t-il pas de gaz de schiste?
Il faudra interroger sur ce petit sujet les candidats à "l'érection pestilentielle".
Re : ACT now !!!!!!!!!!!!!!!!
Jpr44
si le fond du message est important, il faut que sa forme soit parfaite. sinon le risque est la désaffection.
c'est la base de la communication.
Si tu prétends protéger des rivières, commence par leur donner la majuscule des noms propres surtout si leur nom est commun (exemple: la Ligne)
si le fond du message est important, il faut que sa forme soit parfaite. sinon le risque est la désaffection.
c'est la base de la communication.
Si tu prétends protéger des rivières, commence par leur donner la majuscule des noms propres surtout si leur nom est commun (exemple: la Ligne)
Le message ci-dessus est un copié collé de celui que j'avais saisi dans le forum kayakdemer.eu avant MARS 2017.Vous pouvez m'y retrouver
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jpr44
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Re : ACT now !!!!!!!!!!!!!!!!
Ok Philippe, il faut faire gaffe à la forme du message et j'ai fait la grossière erreur de relayer un texte sans en corriger la forme, l'orthographe, la syntaxe et tout le fourniment; j'avais cependant annoncé la couleur dans mon message: "je ne corrige pas les fautes d'orthographe". Bof! mea culpa trois fois.
Cela étant, si on commence à chatouiller les gens qui s'expriment sur ce forum, et ailleurs, sur leur respect des règles grammaticales et autres, cela risque de mettre une ambiance spéciale mais je comprends ton agacement, moi-même je suis parfois sidéré du niveau de langue pratiqué mais je ne me permettrai jamais de chambrer un copain sous cet angle. Il existe des forums où le niveau de langue gribouillé est incomparablement plus abominable que sur kayakistesdemer.org , à la limite de l'intelligible...à qui la faute?
En ce qui me concerne, j'ai du mal à blablater sur ce forum sans avoir un ou deux dicos à portée de cerveau (le truc mou vaguement écoeurant stocké entre les deux oreilles) Question à mille euros:
Qui connait la bonne combine pour écrire correctement le e dans l'o de "écoeurement"? L'informatique atteindrait-elle de graves limites avec notre belle langue? (F... la princesse de Clèves!).
Ceci dit l'important n'est pas là .
Je n'ai pas grande prétention à protéger quoi que ce soit en particulier, mais j'ai quand même le sentiment que cette histoire de prospection de gaz par fracturation hydraulique c'est tout sauf une plaisanterie. Et les braves gars, les gentils philanthropes prêts à transformer en gruyère immonde toute la foutue planète, les règles de l'accord du participe passé, à coup sûr, ils s'en tamponnent le coquillard.
Je tente ma chance avec un autre message issu du forum eauxvives.org
"Un point que je ne saisi pas bien:
http://sciences.blogs.liberation.fr/...suspendus.html
Dans cet article, on parle d'une suspension dans les départements suivants: Ardèche, Gard, Hérault, Aveyron, Lozère, Drôme, Vaucluse, Seine-et-Marne, Aisne, Aube, Marne.
Quid du Lot, de la Dordogne, de l'Ariège et des autres départements où un permis d'exploration a été accordé par le préfet?
Pour le Lot, cela représente toute la surface du département, et les rivières directement impactées sont le Lot et la Dordogne. Ces rivières ne s'arrêtent pas de couler lorsqu'elles quittent le département du Lot...
Autre risque dont je n'entends pas parler, c'est celui de percer les lits des nappes phréatiques, qui s'écouleront vers des couches plus profondes. Impact là aussi sur l'alimentation des rivières.
On m'a toujours dit que la prochaine bataille serait celle de l'eau, des tas de pays en possédant de moins en moins. Cherchez l'erreur [img]file:///C:/Users/Mss/AppData/Local/Temp/msohtml1/01/clip_image001.gif[/img]
PS: Merci pour les divers liens, le documentaire Gasland est un très bon vecteur d'information. A diffuser autour de vous."
Le super coup de bol: le mec n'a pas fait beaucoup de fautes. Super!!! La classe !!!
Mais le problème reste entier: si on ne trouve pas un biais pour exploiter ces hydrocarbures "non conventionnels" dans des conditions supportables si ce n'est acceptables pour nos belles contrées et les bipèdes qui les fréquentent, que restera-t-il à court terme sauf à poursuivre les importations. Et ça se passe comment l'extraction dans le vaste monde?
Il me semble que c'est une des limites du mouvement de contestation du projet de centrale au gaz de la région Brest-Guipavas.
Cela étant, si on commence à chatouiller les gens qui s'expriment sur ce forum, et ailleurs, sur leur respect des règles grammaticales et autres, cela risque de mettre une ambiance spéciale mais je comprends ton agacement, moi-même je suis parfois sidéré du niveau de langue pratiqué mais je ne me permettrai jamais de chambrer un copain sous cet angle. Il existe des forums où le niveau de langue gribouillé est incomparablement plus abominable que sur kayakistesdemer.org , à la limite de l'intelligible...à qui la faute?
En ce qui me concerne, j'ai du mal à blablater sur ce forum sans avoir un ou deux dicos à portée de cerveau (le truc mou vaguement écoeurant stocké entre les deux oreilles) Question à mille euros:
Qui connait la bonne combine pour écrire correctement le e dans l'o de "écoeurement"? L'informatique atteindrait-elle de graves limites avec notre belle langue? (F... la princesse de Clèves!).
Ceci dit l'important n'est pas là .
Je n'ai pas grande prétention à protéger quoi que ce soit en particulier, mais j'ai quand même le sentiment que cette histoire de prospection de gaz par fracturation hydraulique c'est tout sauf une plaisanterie. Et les braves gars, les gentils philanthropes prêts à transformer en gruyère immonde toute la foutue planète, les règles de l'accord du participe passé, à coup sûr, ils s'en tamponnent le coquillard.
Je tente ma chance avec un autre message issu du forum eauxvives.org
"Un point que je ne saisi pas bien:
http://sciences.blogs.liberation.fr/...suspendus.html
Dans cet article, on parle d'une suspension dans les départements suivants: Ardèche, Gard, Hérault, Aveyron, Lozère, Drôme, Vaucluse, Seine-et-Marne, Aisne, Aube, Marne.
Quid du Lot, de la Dordogne, de l'Ariège et des autres départements où un permis d'exploration a été accordé par le préfet?
Pour le Lot, cela représente toute la surface du département, et les rivières directement impactées sont le Lot et la Dordogne. Ces rivières ne s'arrêtent pas de couler lorsqu'elles quittent le département du Lot...
Autre risque dont je n'entends pas parler, c'est celui de percer les lits des nappes phréatiques, qui s'écouleront vers des couches plus profondes. Impact là aussi sur l'alimentation des rivières.
On m'a toujours dit que la prochaine bataille serait celle de l'eau, des tas de pays en possédant de moins en moins. Cherchez l'erreur [img]file:///C:/Users/Mss/AppData/Local/Temp/msohtml1/01/clip_image001.gif[/img]
PS: Merci pour les divers liens, le documentaire Gasland est un très bon vecteur d'information. A diffuser autour de vous."
Le super coup de bol: le mec n'a pas fait beaucoup de fautes. Super!!! La classe !!!
Mais le problème reste entier: si on ne trouve pas un biais pour exploiter ces hydrocarbures "non conventionnels" dans des conditions supportables si ce n'est acceptables pour nos belles contrées et les bipèdes qui les fréquentent, que restera-t-il à court terme sauf à poursuivre les importations. Et ça se passe comment l'extraction dans le vaste monde?
Il me semble que c'est une des limites du mouvement de contestation du projet de centrale au gaz de la région Brest-Guipavas.
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jpr44
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Re : ACT now !!!!!!!!!!!!!!!!
Ce qui nous pend au nez, c'est la mauvaise habitude du mensonge d'Etat.
Exemple, mais ce n'est certainement qu'une médisance de plus, on m'a rapporté qu'à Cherbourg, lorsque le site de l'usine de la Hague a été mis en chantier il y a trente ans, le message transmis à la population était: "on vous construit une usine Moulinex".
Il ne s'agit bien entendu encore une fois que d'un ignoble racontar qu'aucun ingénieur, industriel ou député, même en transe, n'auraient pu proférer.
Exemple, mais ce n'est certainement qu'une médisance de plus, on m'a rapporté qu'à Cherbourg, lorsque le site de l'usine de la Hague a été mis en chantier il y a trente ans, le message transmis à la population était: "on vous construit une usine Moulinex".
Il ne s'agit bien entendu encore une fois que d'un ignoble racontar qu'aucun ingénieur, industriel ou député, même en transe, n'auraient pu proférer.
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jpr44
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Re : ACT now !!!!!!!!!!!!!!!!
Pour poursuivre et chauffer un peu la salle:
http://www.leblogenergie.com/2011/02/le ... es-mo.html
Si j'ai bien lu, le gars qui se pose la moindre question aujourd'hui, et bien c'est très simple, il est aussi nul que ce savant du 19ème siècle qui s'attendait au pire lors de l'apparition de la traction à vapeur.
Nous sommes prévenus.
http://www.leblogenergie.com/2011/02/le ... es-mo.html
Si j'ai bien lu, le gars qui se pose la moindre question aujourd'hui, et bien c'est très simple, il est aussi nul que ce savant du 19ème siècle qui s'attendait au pire lors de l'apparition de la traction à vapeur.
Nous sommes prévenus.
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antoine50120
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- Localisation : cherbourg
Re : ACT now !!!!!!!!!!!!!!!!
C'est De Gaulle...général de son état...qui a dit en 1962...que l'usine de retraitement de La Hague était une usine de casseroles....qu'il n'y avait pas lieu de s'inquiéter...faut dire qu'a l'époque le grillage de la cloture était bien plus efficace que mintnan..il arretait les fumées radioactives....jpr44 a écrit :Ce qui nous pend au nez, c'est la mauvaise habitude du mensonge d'Etat.
Exemple, mais ce n'est certainement qu'une médisance de plus, on m'a rapporté qu'à Cherbourg, lorsque le site de l'usine de la Hague a été mis en chantier il y a trente ans, le message transmis à la population était: "on vous construit une usine Moulinex".
Il ne s'agit bien entendu encore une fois que d'un ignoble racontar qu'aucun ingénieur, industriel ou député, même en transe, n'auraient pu proférer.
- Guillaume-14
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Re : ACT now !!!!!!!!!!!!!!!!
Ouep, depuis ca a baissé : faut bien une bonne frontière pour caantoine50120 a écrit :C'est De Gaulle...général de son état...qui a dit en 1962...que l'usine de retraitement de La Hague était une usine de casseroles....qu'il n'y avait pas lieu de s'inquiéter...faut dire qu'a l'époque le grillage de la cloture était bien plus efficace que mintnan..il arretait les fumées radioactives....
Méduzman :p
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antoine50120
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Re : ACT now !!!!!!!!!!!!!!!!
Vaut mieux faire le tour de la cloture de loin.....par la mer !
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jpr44
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Re : ACT now !!!!!!!!!!!!!!!!
Gaz de schistes: suite.
"Qui n'en veut?"
Ce texte vient de la revue Terra Eco.
Chronique - Pour le directeur général du WWF et chroniqueur de Terra eco Serge Orru, les gaz de schiste sont une réponse « vaine et dangereuse » au désir d'indépendance énergétique de la France.
Le Baromètre de cet article
à‰COLOGIE
SOCIà‰Tà‰
à‰CONOMIE
SUR LE MàŠME SUJET
L’histoire remonte à 2010 quand le Ministre de l’Ecologie d’alors octroie des permis d’exploration dans le sous-sol français afin d’évaluer les réserves en gaz de schiste. De grands groupes tels que Total et GDF-Suez, alliés pour l’occasion avec des compagnies américaines débuteront leurs recherches dans plusieurs départements (Moselle, Ardèche, Aveyron, etc.) et dès ce mois-ci en Seine-et-Marne. Au secours !
Le gaz de schiste est un gaz non conventionnel dont la technique d’extraction est nouvelle pour les entreprises françaises. Non conventionnel car il ne concerne pas comme d’ordinaire des poches de gaz présents naturellement dans le sous-sol. Dans ce cas, après avoir foré pour atteindre la couche de schiste située entre 2000 et 3000 mètres de profondeur, on explose la roche à l’aide d’eau, de sable et de produits chimiques propulsés à très haute pression. Le gaz prisonnier de la roche est alors extirpé puis évacué vers des réservoirs ou pipelines en vue de produire in fine de l’électricité.
Ce gaz est exploité depuis de nombreuses années aux Etats-Unis, premier producteur mondial. Parce qu’elles n’avaient pas acquis le savoir-faire, les entreprises françaises ont donc dû s’adjoindre les services de leurs consœurs américaines. C’est que l’expérience américaine mais aussi canadienne représente en la matière un précédent auquel il est intéressant de se pencher. De l’autre côté de l’Atlantique, l’exploitation du gaz de schiste a occasionné des dégâts environnementaux et sanitaires considérables. Mais nous ferons mieux qu’eux, parole de Total ! Ah la french touch…
Outre la multiplication des puits de forage dans le paysage - car ces derniers doivent être nécessairement rapprochés - il faut considérer les impacts sur les nappes phréatiques, la faune et la flore ainsi que les émissions des gaz à effet (GES) engendrées par la production. L’eau d’abord : chaque explosion ou « fracturation » de la roche demande 15 à 20 millions de litres (soit la consommation quotidienne d’une ville de 40 000 habitants) chargés de produits chimiques dont on ne maîtrise pas le risque de dissémination dans les nappes phréatiques (sans compter l’armada de camions-citernes nécessaire pour l’acheminer entrainant émissions de GES et pollution de l’air). Quid ensuite de l’eau ayant servi, elle ne peut revenir dans le circuit classique des eaux usées et est stockée dans des grands bassins.
L’érosion de la biodiversité végétale et animale est une autre conséquence à laquelle s’ajoutent des émissions de gaz à effet de serre incompatibles avec les objectifs de diminution engagés par la France et l’Europe. Comme le gaz conventionnel, le gaz de schiste est composé de méthane qui a un impact extrêmement élevé en termes de GES et peut-être de plus accompagné de particules radioactives à l’origine contenues dans le sous-sol : radium 226 solide et par suite le gaz radioactif radon 222.
Le développement de la production du gaz incriminé est perçu par l’Etat comme l’une des solutions possibles afin d’atteindre l’indépendance énergétique. C’est là une idée aussi vaine que dangereuse. Quand bien même ces explorations aboutiraient à réévaluer à la hausse les volumes disponibles, les réserves de gaz de schiste dans le monde resteront réparties très inégalement. Selon les estimations actuelles, l’Europe en possède quatre à six fois moins en milliards de barils équivalent pétrole par rapport à l’Amérique du Nord, l’Asie ou le Moyen-Orient. Envisager d’investir des sommes colossales dans cette filière revient une fois de plus à repousser la nécessaire transition énergétique vers les alternatives renouvelables, seule politique en mesure de répondre aux défis posés par notre dépendance vis-à -vis des énergies fossiles et des importations.
Affirmons-le avec force : nous n’avons pas de pétrole, soyons innovant sans détruire le vivant ! Le photovoltaà¯que, l’éolien, l’hydraulique, l’énergie marémotrice, etc. sont des sources d’énergie propre disponibles localement et dont le développement conjugué peut répondre à nos besoins. Pourquoi creuser les entrailles de la Terre et y laisser du poison quand la planète nous offre en surface et dans l’air les ressources suffisantes pour produire de l’électricité à moindre impact ? Le fait que la France ait accumulé un retard majeur sur le plan de ses filières industrielles d’énergies renouvelables devrait l’inciter à ne plus perdre de temps et concentrer ses efforts sur les ENR et la maitrise de l’énergie car trop souvent gaspillée.
Sorti le 3 février 2011, le Rapport sur l’Energie du WWF trace les perspectives à horizon 2050 pour une production décentralisée et entièrement renouvelable. Il rappelle au besoin que s’il n’y a pas de scénario de moyen terme qui entrevoit une transition énergétique en se passant du gaz, il existe en revanche une différence importante entre gaz conventionnel et non conventionnel. Concernant ce dernier et en contradiction avec l’exigence fixée par le Grenelle, aucune mise en discussion préalable n’a été conduite. A l’image du pétrole et du nucléaire, ce sujet échappe au débat public.
Oui, nous trouverons des réserves de gaz de schiste, oui nous pouvons tenir un peu plus longtemps avec le pétrole en forant toujours plus loin dans le sol, oui les risques industriels vont s’accroître parallèlement et oui l’énergie coûtera ce faisant de plus en plus cher…Caresser un cercle il devient vicieux, creuser le sol et vous toucherez le fond. Cessons de vivre en sursis dans une société masochiste, halte au gaz de schiste !
Signez la pétition « Gaz de schiste : non merci ! »
"Qui n'en veut?"
Ce texte vient de la revue Terra Eco.
Chronique - Pour le directeur général du WWF et chroniqueur de Terra eco Serge Orru, les gaz de schiste sont une réponse « vaine et dangereuse » au désir d'indépendance énergétique de la France.
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L’histoire remonte à 2010 quand le Ministre de l’Ecologie d’alors octroie des permis d’exploration dans le sous-sol français afin d’évaluer les réserves en gaz de schiste. De grands groupes tels que Total et GDF-Suez, alliés pour l’occasion avec des compagnies américaines débuteront leurs recherches dans plusieurs départements (Moselle, Ardèche, Aveyron, etc.) et dès ce mois-ci en Seine-et-Marne. Au secours !
Le gaz de schiste est un gaz non conventionnel dont la technique d’extraction est nouvelle pour les entreprises françaises. Non conventionnel car il ne concerne pas comme d’ordinaire des poches de gaz présents naturellement dans le sous-sol. Dans ce cas, après avoir foré pour atteindre la couche de schiste située entre 2000 et 3000 mètres de profondeur, on explose la roche à l’aide d’eau, de sable et de produits chimiques propulsés à très haute pression. Le gaz prisonnier de la roche est alors extirpé puis évacué vers des réservoirs ou pipelines en vue de produire in fine de l’électricité.
Ce gaz est exploité depuis de nombreuses années aux Etats-Unis, premier producteur mondial. Parce qu’elles n’avaient pas acquis le savoir-faire, les entreprises françaises ont donc dû s’adjoindre les services de leurs consœurs américaines. C’est que l’expérience américaine mais aussi canadienne représente en la matière un précédent auquel il est intéressant de se pencher. De l’autre côté de l’Atlantique, l’exploitation du gaz de schiste a occasionné des dégâts environnementaux et sanitaires considérables. Mais nous ferons mieux qu’eux, parole de Total ! Ah la french touch…
Outre la multiplication des puits de forage dans le paysage - car ces derniers doivent être nécessairement rapprochés - il faut considérer les impacts sur les nappes phréatiques, la faune et la flore ainsi que les émissions des gaz à effet (GES) engendrées par la production. L’eau d’abord : chaque explosion ou « fracturation » de la roche demande 15 à 20 millions de litres (soit la consommation quotidienne d’une ville de 40 000 habitants) chargés de produits chimiques dont on ne maîtrise pas le risque de dissémination dans les nappes phréatiques (sans compter l’armada de camions-citernes nécessaire pour l’acheminer entrainant émissions de GES et pollution de l’air). Quid ensuite de l’eau ayant servi, elle ne peut revenir dans le circuit classique des eaux usées et est stockée dans des grands bassins.
L’érosion de la biodiversité végétale et animale est une autre conséquence à laquelle s’ajoutent des émissions de gaz à effet de serre incompatibles avec les objectifs de diminution engagés par la France et l’Europe. Comme le gaz conventionnel, le gaz de schiste est composé de méthane qui a un impact extrêmement élevé en termes de GES et peut-être de plus accompagné de particules radioactives à l’origine contenues dans le sous-sol : radium 226 solide et par suite le gaz radioactif radon 222.
Le développement de la production du gaz incriminé est perçu par l’Etat comme l’une des solutions possibles afin d’atteindre l’indépendance énergétique. C’est là une idée aussi vaine que dangereuse. Quand bien même ces explorations aboutiraient à réévaluer à la hausse les volumes disponibles, les réserves de gaz de schiste dans le monde resteront réparties très inégalement. Selon les estimations actuelles, l’Europe en possède quatre à six fois moins en milliards de barils équivalent pétrole par rapport à l’Amérique du Nord, l’Asie ou le Moyen-Orient. Envisager d’investir des sommes colossales dans cette filière revient une fois de plus à repousser la nécessaire transition énergétique vers les alternatives renouvelables, seule politique en mesure de répondre aux défis posés par notre dépendance vis-à -vis des énergies fossiles et des importations.
Affirmons-le avec force : nous n’avons pas de pétrole, soyons innovant sans détruire le vivant ! Le photovoltaà¯que, l’éolien, l’hydraulique, l’énergie marémotrice, etc. sont des sources d’énergie propre disponibles localement et dont le développement conjugué peut répondre à nos besoins. Pourquoi creuser les entrailles de la Terre et y laisser du poison quand la planète nous offre en surface et dans l’air les ressources suffisantes pour produire de l’électricité à moindre impact ? Le fait que la France ait accumulé un retard majeur sur le plan de ses filières industrielles d’énergies renouvelables devrait l’inciter à ne plus perdre de temps et concentrer ses efforts sur les ENR et la maitrise de l’énergie car trop souvent gaspillée.
Sorti le 3 février 2011, le Rapport sur l’Energie du WWF trace les perspectives à horizon 2050 pour une production décentralisée et entièrement renouvelable. Il rappelle au besoin que s’il n’y a pas de scénario de moyen terme qui entrevoit une transition énergétique en se passant du gaz, il existe en revanche une différence importante entre gaz conventionnel et non conventionnel. Concernant ce dernier et en contradiction avec l’exigence fixée par le Grenelle, aucune mise en discussion préalable n’a été conduite. A l’image du pétrole et du nucléaire, ce sujet échappe au débat public.
Oui, nous trouverons des réserves de gaz de schiste, oui nous pouvons tenir un peu plus longtemps avec le pétrole en forant toujours plus loin dans le sol, oui les risques industriels vont s’accroître parallèlement et oui l’énergie coûtera ce faisant de plus en plus cher…Caresser un cercle il devient vicieux, creuser le sol et vous toucherez le fond. Cessons de vivre en sursis dans une société masochiste, halte au gaz de schiste !
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