Super idée, de partager un peu sur ce sujet (par contre, je n'arrive pas à ouvrir ton lien...)
Stock d'eau douce : en général on compte un peu moins de 4 l d'eau par personne et par jour. Ca suffit à la conso en eau (environ 2l) + la cuisine, + les thermos. on peut consommer un peu moins (3l) suivant météo, pour augmenter l'autonomie. Le stock est transporté dans des vaches à eau (type MSR, Ortlieb, Sea to Summit). Pour ravitailler, on arrive toujours à chiner un peu d'eau, dans les ports, sur les cales, etc. Pour le reste, en demandant aux plaisanciers en mer, parfois aux campings cars sur la côte, on arrive toujours à ravitailler.
Là ou la question est intéressante, c'est pour plusieurs jours dans certains environnements. Si l'on souhaite 8 jours d'autonomie complète par ex., c'est quasiment impossible sans source d'eau douce, même biologiquement impure. C'est la même problématique en montagne. D'où l'intérêt des filtres à eau, type Katadyn ou MSR, à cartouche céramique. Le mien, MSR, est compatible avec les vaches à eau de la marque, et au prix d'un pompage un peu fastidieux, remplit efficacement la vache si on prend son temps. L'eau est alors parfaitement consommable. En Ecosse finalement nous ne l'avons pas pris, ce qui était une erreur : l'eau était abondante (source, lac), avec toujours le risque d'un pb type carcasse d'animal en amont... Ca peut donc être un excellent choix de partir avec le minimum d'eau (1 journée d'autonomie) et le filtre, quitte à pomper dès qu'on rencontre un filet d'eau...
Solution définitive pour pagayeur fortuné : le déssalinisateur. C'est hors de prix, mais ca fonctionne... et là , le problème est résolu. C'est utilisé en plaisance et dans les radeaux de survie (
http://nautisme.twenga.fr/dessalinisateur.html : un jour peut-être)
Dodo : perso c'est (c'était) abri de bivouac en général. Avec un dos un peu fatigué, c'est mieux qu'un sursac. Bon, mon vieil abri Helsport a agonisé à la fin d'une balade en Corse, et mon Vaude n'est pas étanche, bien que je me sois acharné à dormir avec sous la pluie. L'abri de bivouac est agréable, bien que la plupart nécessitent une entrée par le bout (la tête), au prix de contorsions fatiguantes. Le Vaude, pour cela, permet d'entrer sur le côté, et de laisser au besoin tout un côté ouvert pour profiter du paysage. Ce type de mini abri monoparoi respirant condense un peu (bon, normalement : celui que j'ai condense BEAUCOUP), mais c'est le meilleur rapport que je connaisse entre protection, poids, encombrement, et sensation de liberté. Evidemment, un mini abri kaki, de moins de 50 cm de hauteur, c'est absolument invisible à quelques mètres... utile en bivouac... Etonnant, je dois être un des seuls à utiliser ca ? Bon, faut accepter d'être confiné... Sinon il y a le tarp : vraiment super comme concept, je pense que je vais y passer un jour ou l'autre. Evidemment, suivant les conditions météo, une bonne tente bien solide permet de voir arriver un orage sereinement... et une abside permet de se changer, de cuisiner, etc. Certains modèles destinés aux cyclotouristes sont particulièrement bien faits (type Vaude avec grande abside).
Intéressant : depuis cette année, Etienne a investi dans un tipi. Un confort extraordinaire en rando, pour l'abri commun (diner, petit-déjeuner, cuisine). On est à l'abri et les longues soirées conviviales sont possibles, même sous la pluie...
Lieu de bivy : là , ca dépend du type de rando. En principe, un peu en hauteur par rapport aux bateaux, à l'abri du vent, avec une belle vue, et de préférence (mais là , c'est du rêve) un terrain plat, moelleux, sans pierres, sans bouses de vache, sans ronces, parfaitement sec... Bon, se mettre au vent permet (Ecosse) d'échapper un peu aux moustiques (GRRRRRRR). Au final, ca peut légitimer le choix du bivy.
En +, il faut suffisamment de place pour planter l'ensemble des tentes... et de préférence un petit point d'eau !
Repas : perso je ne prends pas de lyophilisé, on peut en général (- d'un mois d'autonomie !) s'arranger pour transporter suivant la météo (pas trop chaud...) du fromage (tome, mimolette, gouda), du riz, des pates, des céréales, du miel, du café, des saucissons, des terrines, des sardines, de la viande séchée, des oignons, tomates, carottes, etc etc etc, En +, on peut pêcher, etc. et cuire la pescaille au citron ou en papillotte (là je regarde faire). Pour les premiers jours, on peut rajouter des fromages velus, un peu de viande, crème etc.
Cela sans oublier un BIB de vin (le BIB car ca ne pèse pas lourd, ca se comprime au fur et à mesure, et ca prend la forme du fond du caisson). Un rouge de Loire, bien frais, s'accorde avec le poisson comme avec le reste...
Comme petit en-cas, certains ne jurent que par les barres chocolatées, perso je prends de la pate d'amande. D'autres ont un mélange de raisins, cahouètes, amandes, etc, qui sert aussi à l'apéro. Lait concentré, crème de marrons... chacun a sa potion magique...
Il existe maintenant dans le commerce des dispositifs qui permettent de lyophiliser sa propre nourriture avant de partir, pour une grande rando, ca peut être une super solution, pour l'instant, c'est un peu cher...