La thèse est dispo sur le net mais je n'ai pas encore l'adresse, j'ai trouvé que ça :
http://www.meshs.fr/documents/pdf/publi ... ecorre.pdf
Petite synthèse sur le dérangement de l'avifaune qui m'a semblé intéressante :
Selon la biblio, le dérangement a un effet négatif sur les oiseaux (stress, envol, arrêt de l'activité en cours)
Cela entraine une baisse de la capacité d'accueil d'un site et potentiellement (difficile à démontrer) une baisse la population.
Le protocole est basé sur une approche théorique (biblio), un questionnaire envoyé aux gestionnaires des espaces naturels, la superposition des zones de pratiques et des habitats des oiseaux + la distance de fuite propre à chaque espèce = l'approche est basée sur la perte d'habitat potentiel lorsqu'une activité se pratique.
Réponse du questionnaire adressé aux gestionnaires:
le dérangement apparaît dans 43% des situations pouvant avoir un effet négatif sur les oiseaux .
Les activités les plus citées comme étant les plus pratiquées sur le littoral: n°1 promenade, n°2 pêche à pieds, n°3 (je sais plus),n°4 le kayak!
Les activités les plus citées comme étant les plus dérangeantes : n°1 scooter des mers, n°2 quad, n°3 chiens en libertés.
globalement, le dérangement intervient plus en période de reproduction qu'en période d'hivernage (normal il fait froid!?)
texto, intéressant également :
"les gestionnaires connaissent mal la fréquentation des sites ce qui les poussent à penser que cette dernière est diffuse mais surtout anarchique...Finalement, c'est par l'intermédiaire des dispositions juridiques propres aux différents statuts de protection des sites que cette prise en compte du dérangement sera plus ou moins satisfaisante".
Alors ce que j'ai retenu des conclusions de la présentation de la thèse et des discussions qui s'en sont suivies :
- La problématique du dérangement est propre à chaque site, chaque espèces, chaque type de pratique et de pratiquant.
- Clairement, les interactions sont tellement complexes qu'il est impossible de prouver scientifiquement que telle ou telle activité ou pratique est dérangeante pour les oiseaux. Donc cela relève du juridique européen plus du scientifique ( tout événement qui contribue à la réduction de la taille de l'habitat des espèces dans le site peut être considéré comme une perturbation significative" MATE, 2000; donc cela relève du principe de prévention et de précaution pour justifier une intervention ou une interdiction éventuelle.
Donc sur l'eau c'est comme à l'école : soyez discret, gentil avec les oiseaux et la nature, et pas tous en même temps