FEUILETON GALICE 2009 dimanche 16 Aout le Cap Vilano

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Philippe
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FEUILETON GALICE 2009 dimanche 16 Aout le Cap Vilano

Message par Philippe »


Dimanche 16 aout

jour d'un vilain cap.

A mon habitude, pas de témoin à  mes levers. Je laisse la clé sous le pot et avant huit heures je suis sur l'eau.
L'étape comporte un sacré cap : le Vilano. Le vilain. Une lame de roche qui s'avance à  1000 mètres dans la mer.
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SITE DE CAUCHEMAR
En 2004 ce fut ma pire étape. Berto ne voulait pas que je parte. La veille, la houle NO était monté à  5 mètres, il en restait 4. Le vent de SO soufflait depuis 3 jours à  force 4. Donc les vagues croisaient la houle à  90°. Autour du cap, le ressac s'en mêlait avec milles variations selon ma position relative aux facettes du cap. 4 heures pour 6 milles. Le cockpit prenait tant d'eau que s'en devenait un motif d'instabilité et de refroidissement. Je n'ai pu écoper qu'à  la troisième heure. Le temps était gris, j'étais seul sur l'eau. Des pêcheurs de Muxia, s'en souvenaient en 2007. Cette année là , la houle de 3 mètres allait dans le même sens que le vent, force trois de poupe: droit vers Muxia , 2 heures quarante seulement au soleil.

3 AMIS à  "TRECE "
la plage "Trois" parce qu'elle est divisée en 3 zones de sable séparée par des veines de granit.
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Plage de Trece et Monte Blanco

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Ce matin la météo est si clémente que je m'offre un détour au nom de l'amitié. Je sais que José de Corme campe sur la plage voisine et sauvage : Trece. C'est la première baie de l'autre côté du Mont blanc. En entrant, je ne vois aucune tente tout d'abord. Approchons nous. Soudain quelque chose bouge. Un homme descend la dune. Quelqu'un le suit. Je salue, ils répondent. C'est José et son amie. L'atterrissage n'est pas facile. Cette plage est sauvage, je le répète comme un animal.

VOIE d'EAU
Afin que la vague qui m'a posé ne me reprenne pas aussitôt, José, qui je le rappelle est kayakiste, saisi la bosse avant, mais la bosse s'arrache. La réparation effectuée avant le départ a de fait fragilisé la fibre. La rondelle métallique a traversé la paroi en emportant un disque de fibre. Heureusement j'ai un vieux rouleau d'adhésif, je le traine depuis des années. Je l'épuise en colmatant. Nous sommes contents de nous revoir. Les circonstances sont spéciales. Eux grelottent d'être sorti de la tente à  peine habillé, ventre vide. Les vagues font un bruit infernal. Sur la pente de la plage elles se donnent en spectacle et j'y ferais ma part : Malgré l'aide de José, mon lancement rate, l'eau envahit le cockpit. Et pas seulement, des kilos de sable grossier qui refusent de sortir en vidangeant. Impossible de faire repasser de l'eau. Celle dont on dispose est chargée de sable, elle est agitée et en l'absence de bosse avant, comment bien retenir le lourd kayak ? Nous ôtons le plus gros à  la main. Le second départ déjà  jupé est meilleur. Hors du shore break, je déjupe et reprends le lavage du cockpit. Jose, à  la nage me rejoint. Sa copine s'abrite dans la tente, couleur dune. Je suppose qu'il recevra du café chaud au retour et même plus.

NE PAS RAYER LE GELGOAT TOUT DE Même
cap vilano
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Je repars donc vers le fameux cap Vilano. Depuis la sortie de la baie de Trece, je le découvre sous un nouvel angle. C'est un monument naturel fascinant. La mer est très calme. Je peux m'en approcher comme rarement je pense. L'anticyclone dure depuis 10 jours. La Côte n'enregistre pas de nouveau naufrage.
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J'irai presque le toucher, sinon de la main, de la pagaie. J'en prends des images sans doute rares. J'en rigole, ça me détend de franchir cet obstacle si facilement. Il m'offre une surprise quand je passe au sud : le front ouest est séparé de la pointe par une large brèche où j'aurai pu passer. A Muxia un kayakiste me dira qu'on y gagne une demi-heure. Je pense qu'il exagère. Bon ; comme le cap n'a pas beaucoup de conversation, j'entreprends la traversée de la ria de Camarià±as. Je pointe sur le feu de la Barca Imagequi signale l'entrée sud de la ria. De jour il n'est pas facile à  voir car sa maçonnerie a la même couleur que son environnement.
Site de Muxia

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Notre dame de la Barque
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Le Feux de la pointe Da Barca , couleur roche et au Nord le cap Vilano
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Le Monument à  la marée noire, la Basilique et à  droite le feu de la pointe de taille inférieure.
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On voit mieux la basilique marine où en ce 16 aout de la foule présente, je ne verrai aucun objectif se braquer vers moi. Péché d'orgueil. C'est ici qu'en 2004 lors qu'une séance photo à  la demande de Javier j'avais cabané sous une énorme vague scélérate. Par chance rien de cassé alors qu'il y avait des roches partout. Des 5 photos accompagnant mon interview 2004 la photo de la vague me mangeant est la plus grande dans le journal. A la faveur de la calme marée basse j'essaie de trouver la roche qui leva cette vague.
Puis en longeant la péninsule, j'abouti au port familier. Je reconnais la lancha rouge de Santiago et José. Je n'aurai pas l'occasion de trouver ces pêcheurs "durables"cette fois. Avant de poser le chariot, j'inonde le cockpit plusieurs fois pour en extraire les graviers. J'en ramènerai en France à  mon insu. Pas de douche sur le port rénové, un robinet fait l'affaire.

FRAICHES RETROUVAILLES
Je reconnais Javier grâce à  quelqu'un qui l'interpelle par son nom. Il était peut être en train de faire comme s'il n'avait pas vu le kayakiste. En deux minutes, il s'enquiert de mes besoins. Je ne suis pas exigeant. Il ne me doit rien après tout. La cour d'Anna pour mon kayak, la plage pour dormir. Je ne le reverrai plus. Il n'est pas expansif mais là  je le trouve froid. J'ignore pourquoi.
Deux hypothèses :
  • · l'interview du 6 aout 2009 avec un journal concurrent au sien? En 2004 il m'avait demandé l'exclusivité...
  • · La propriétaire du garage prêté en 2007 qui aurait été scandalisé en m'y découvrant un matin, déjeunant en petite tenue?
Le garage n'est pas démoli. La maison voisine qu'il m'avait prêtée n'est toujours pas terminée. Plus tard je verrai sa femme avec Anna et la sculpteuse. Elles seront charmantes. C'est à  elles que je délivrerai les photos de 2007, elles seront ravies mais reconnaissant Alfonso, présent à  la fête, m'annonceront qu'il est mort depuis.
Dans la cours d'Anna, une fois changé, j'élimine les crottes de chien avant de me préparer un repas. Ensuite je me ballade au sommet du village qui offre des mures et un sacré panorama. A coté de la Basilique il est d'usage d'essayer de faire bouger une roche de 40 tonnes. Certains y arrivent. Comme la Roche tremblante au Huelgoat (29). A pied on n'est à  une journée de St Jacques de Compostelle et autant du Cap Finistere. C'est donc par ici que les pèlerins terminent véritablement le chemin du pèlerinage. Plusieurs sont là . En 2004 j'avais passé 4 nuits, attendant le temps favorable dans le dortoir des pèlerins : la salle omnisports. C'était sympa. Maintenant, une auberge de jeunesse neuve, se situe dans le faux-bourg, pas prévue pour loger un kayak.

EFFET de FORUM
Comme c'est dimanche tous les bateaux de pêche sont là . Je prends en photo leur nom, souvent des toponymes qui feront des titres de vidéos. Fin d'après midi, 2 beaux kayaks identiques arrivent à  la cale. Leurs chariots les y attendent, ne pouvant se loger dans les kayaks. Ils possèdent de grandes roues de vélo. Ils ne sortent que depuis cette cale. L'un de ces kayakistes m'avait déjà  parlé en 2007. Il avait un SOT. Ils savent qui je suis car suivent le forum et savaient que j'arrivais. Ils veulent voir mon kayak et ensuite me payer un coup. Ils sont inséparables du moins, c'est peut être ce à  quoi veille le plus fort des deux. Il me parle peu, il semble dérangé que l'autre, celui que j'avais déjà  rencontré, me parle autant. Celui-ci porte boucle d'oreille et aisselles épilées.
depuis le fond de la ria de Muxia-Camarinas avec la pointe de la Barca Photo par "Bourasque"
Image Après la première bière, ils profitent de l'arrivée d'un groupe pour se lever et s'éclipser. Les inconnus m'invitent à  rester. Ils parlent français. Ces sont des Muxiains travaillant à  Paris. La mère et le fils sont en sur-poids. Les fauteuils en plastique ne leq contiennent pas. Le père est gringalet. Ils utilisent un téléphone pour chaque pays car ils viennent « au pays » plusieurs fois par an. Ils semblent particulièrement fiers d'eux même. Ils sont sans doute salarié en France et rentier en Galice. J'ai déjà  ressenti cette suffisance chez les immigrants en vacances. C'est sans doute pour compenser du mal du pays permanent. Quand je leur dis que je n'ai pas pu acheter de carottes, ils envoient le fils en chercher chez eux. Merci, c'est trop important pour moi. L'étape qui suit me stresse. Le Cap Finistere. J'ai toujours mis 6 heures sans escale possible. Au diner je me retrouve seul alors je vais au restaurant, mais ne peux terminer la portion galicienne de sardines.
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J'ai repéré un logis en construction assez central. J'y serai à  l'abri , tranquille pour une nuit complète.

Aujourd'hui 8h30 - 13h00 = 8.73 milles.
Le message ci-dessus est un copié collé de celui que j'avais saisi dans le forum kayakdemer.eu avant MARS 2017.Vous pouvez m'y retrouver
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Olivier
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Re : FEUILETON GALICE 2009 dimanche 16 Aout le Cap Vilano

Message par Olivier »

Un randonnée ou l'on fait des retrouvailles, c'est vraiment sympa.
Et les photos donnent envie de partir...

Philippe, tu as toujours le problème du copier collé à  partir de word.
Sur le forum cela ne se voit pas, mais sur le blog c'est très gênant.
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