Je souhaite rajouter un p'tit pavé dans la mare :
J'ai lu ici et là des discuss sur l'effet de traction d'une pale groenlandaise, comparée à une pagaie de CEL, et gros délire sur le profil à dépression "comme une voile dans le vent", calculs de dépression et de flux laminaire ...
le fil anglais proposé plus haut participe de cela.
J'ai donc creusé un peu tout ça, car intuitivement ça me paraissait farfelu.
Une pagaie c'est une pelle. Ca déplace de l'eau pour avancer, en "creusant".
Loi N°1 de mécanique Newtonienne.
On déplace une masse d'eau, elle nous rend la pareille en nous déplaçant.
Comme la relation est de type masse x vitesse(mv), on peut déplacer identiquement un peu d'eau très vite ou beaucoup d'eau pas vite.
Par contre l'énergie nécessaire à cette mise en mouvement est établie par la formule d'énergie cinétique : la moitié de la masse par la vitesse au carré. (1/2mv2)
Et comme l'énergie dispo dans un corps humain, surtout le haut du corps, est ridiculement faible, on a tout intérêt à minimiser l'utilisation de cette précieuse énergie : En diminuant la vitesse, et en augmentant la masse.
Conclusion n°1 : Une pale large et une fréquence faible sont désirables.
Comme rien n'est si simple, on constate à contrario que nos petites articulations sont très sollicitées par une pelle trop large : Nous ne sommes pas fait pour tirer du gros. Il y a des cyclistes sur ce forum, ils pourront confirmer je pense que la tendance est à tirer moins et mouliner plus pour moins fatiguer les tendons.
Conclusion n°2 : Une pale étroite et une grande fréquence sont désirables.
Démerdez vous avec ça, il semblerait que les traditions aient du bon :
Tant les aléoutes que les inuits que les amérindiens avaient conclu que pour faire de la distance longtemps il était bon de posséder une pale moyenne à une fréquence moyenne

Ca valait le coup de refaire tous ces calculs tient !
