Feuilleton GALICIA 2009 J 8 Le 8 Août

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Philippe
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Feuilleton GALICIA 2009 J 8 Le 8 Août

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Vendredi 7 Aout
MATIN SUR ROUES
Ni moi, ni mes amis n'avons pu planifier le meilleur itinéraire par transport en commun. De multiples compagnies de Cars et 2 de Train cohabitent sur les grands axes. La LGV est en construction. Un car de Santiago à  Viveiro offrirait une diagonale intéressante. Le but est de pouvoir enchainer aujourd'hui ma première étape en kayak en plein jour, sinon où passer la nuit ?
A 7h00 je prends un premier train d'Arcade à  la préfecture Pontevedra. 15 mn de trajet. Ici les gares routières et ferroviaires sont mitoyennes. Je note l'horaire du train suivant et vais me renseigner pour les cars. Je choisi un car jusqu'à  Santiago (ST Jacques) de Compostelle. Le guichetier n'est pas foutu de me dire s'il y aura à  Compostelle un car pour les Rias du Nord. Il faudra peut être aller jusqu'à  la Corogne. « Renseignez vous à  Compostelle ». C'est ce que je fais et pendant que je n'obtiens pas le bon renseignement, mon car continue sur la Corogne. J'en prends un autre. A La Corogne on me conseille d'aller à  Ferrol. Enfin à  Ferrol je monte dans le bus des rias du Nord. Il n'est guère rempli, je choisis une place avant. En rase campagne, monte une femme mure qui choisi de s'asseoir à  mon côté. J'engage la conversation. Elle me dit vivre dans un petit village, où l'an dernier elle a accueilli 2 jeunes Anglais de passage. En son absence, ils ont abusé de son hospitalité en invitant une 10zaine de copains et en vidant sa cave. Je lui dis que ce n'est pas courant d'accueillir des inconnus. « oui mais je suis une femme « très ouverte». Elle me laisse son prénom ; son hameau est accessible en kayak mais en descendant une rivière en slalom. Au niveau d'un virage, j'aperçois le plan d'eau de la première étape où 3 cargos sont ancrés face au Nordet. Se mettent-ils à  l'abri d'un coup de tabac ?

ACCUEIL HUMIDE
A Viveiro, il pleut.Nautaem'attend sous l'auvent de la gare routière. Sitôt débarqué il me prie de me laisser interviewer par le journal la Voz de Galicia. C'est une idée du président du club. On y va à  pied et une demi-heure plus tard la photographe Pepa arrive au club où je suis entrain de me préparer. Pepa, je l'avais déjà  vue lors de la concentration de Foz - Ribadeo dimanche dernier mais nous nous ne nous en rendons pas compte à  ce moment-là . Ce n'est que mon quatrième interview en Galice mais c'est le premier avant de commencer mon « exploit ».
http://www.lavozdegalicia.es/amarina/20 ... 894689.htm

Le club de kayak est situé sur un polder qui permit la création du terrain de foot. Un large escalier permet aux rameurs de mettre à  l'eau dans la ria canalisée. Je démonte et range le chariot.
Nautae m'aide à  descendre le lourd kayak puis baigne aussi le sien. J'ajuste la jupe. C'est le moment le plus photographié. Je confie mon Pentax à  un autre kayakiste qui du bord va filmer notre vrai-faux départ.

FIN D'APRàˆS MIDI SUR L EAU

Enfin vers 15h00 nous partons, au début à  l'abri du relief. Le ciel gris ne laisse rien choir. Dans le chenal qui mène aussi au port de plaisance, nous croisons 2 voiliers français dont les occupants s'étonnent d'entendre « Bienvenue ».Nautaebaragouine le Français. Le chenal passe ensuite devant le port de Pêche de Celeiro et son chantier naval. Au bout de la jetée,Nautaeme met en garde du trafic caché. Une fois franchit le béton, pas de trafic, seulement le vent qui saisit nos proues. Nous sommes vraiment en mer maintenant. La proximité de la jetée concentre l'air mais un peu plus loin le vent reprend sa force cinq. Mon cap est NNO au début. Donc nous ne subissons pas toute la force du vent. Je reconnais les 3 plages où j'ai bivouaqué en 2007. ImageL'une porte le nom d'Area.Nautaem'apprend que cela signifie « sables » en Galicien. (Arena en Espagnol). Il existe autant de Area en Galice que de Trez en Bretagne.Nautaen'est pas très à  l'aise sur l'eau. Il a commencé le kayak il y a peu. Je lui concède de faire demi-tour quand il le sentira. C'est déjà  fort appréciable d'être accompagné dans ces premiers milles où je dois me résoudre inexorablement à  la solitude. Ça demande une préparation psychologique. Ce début à  deux m'y aide.
Nous atteignons un premier cap mineur où le vent accélère. Je veux le raser pour raccourcir mon chemin. Le professeur d'université s'en écarte. C'est là  que l'on se quitte, il m'avoue que plus loin il ne sera pas à  l'aise. J'ai l'impression qu'il s'est déjà  un peu forcé. Je le remercie, le photographie et le salue. C'était très sympa tout ce qu'il à  fait pour moi, tout en me témoignant une admiration mêlée d'inquiétude. Pour ma part je dois aller à  Bares au pied de l'Estaca (le pieu) où débutera une longue étape de falaise. Chaque soir je lui enverrai un Email. Il le recopiera sur le Forum Espagnol.

SEUL COMME PRà‰VU
Maintenant je suis seul comme c'était prévu. Passé ce premier cap, je peux obliquer un peu vers l'Ouest. Une rapide vedette semble me poursuivre. Serait-ce la police ? Non c'est le bateau du conseil général qui surveille ou assiste les pêcheurs. Il me rase : lui aussi va vers l'Ouest. Encore une pointe tournée vers le nord et je peux obliquer; le vent est parfaitement latéral maintenant. Je mets la voile. Il est difficile d'implanter le mat derrière moi dans le clapot. L'opération me fait perdre le temps gagné par la vitesse supplémentaire sur le reste de court trajet. J'approche de l'ile de la Coeilleira en forme de tremplin.
ImageJe n'arrive pas à  y voir un endroit pour y débarquer, pourtant un phare y a été construit au sommet après un ermitage. De ce détroit, je distingue l'Estaca et le petit port de Barres au pied. Un kite surf évolue du côté de mon objectif. Sur la fin je reçois le vent par l'arrière droite et plus je m'approche de l'Estaca moins il souffle, freiné par le relief de devant (gradient). Ce port d'échouage a une origine phénicienne. Il n'a presque pas changé, juste une prolongation de la jetée. Le village de Bares se situe à  200 m au dessus de la mer. Bares signifie ‘'bars'' il y en a 2 donc c'est grammaticalement correct.
Quelques plagistes habillés surveillent des enfants actifs en maillot. Un madrilène m'aide à  porter ma longue valise sur la veille rampe qui mène à  une masure.
Image
BIVOUAC 1
De nuit ce cul de sac est tranquille, en 2007 je l'ai déjà  testé. Un chaton visite mes coffres. Le kite surfeur rentre aussi, sa maison est juste à  côté. Je lui demande de recharger mon téléphone. Il est photographe professionnel. (Industriel, mariage, pub, sport, paysages, presse) C'est ici qu'il vit tout l'année (80 habitants l'hiver.) Il connaît Pepa. Il était aussi présent à  la concentration de Foz-Ribadeo, c'est donc la seconde fois que je le vois. Il apprécie l'esthétique des kayaks de mer mais ne m'en a rien montré. L'auvent du terrain de basket est devenu vestiaire verrouillé mais le vieux lavoir couvert est toujours disponible pour ma couche.
Après un diner frugal à  mon heure française (thon riz pomme) dans un coin abrité de la falaise servant aussi de WC sauvage, je décide d'aller rendre visite à  l'aviateur en retraite. En 2007 il m'avait dissuadé de continuer mon parcours. La façade de la maison reçoit le vent. Tout est fermé. Je sonne. 2 garçonnets apparaissent à  la fenêtre. Sa femme ne me reconnaît pas mais me présente à  son mari. En quelques phrases, je lui rafraichi la mémoire. Il m'invite à  m'asseoir dans le salon de télé. La belle fille le quitte pour suivre le programme dans une autre pièce. Le fils, pilote de chasse, sans s'ébahir, trouve mon projet intéressant et faisable. Le grand-père dont la véhémence m'avait fait réfléchir a mis de l'eau dans son vin. Cette fois je lui annonce que je n'ai pas renoncé. D'ailleurs depuis 2 ans c'est une frustration, un regret que je tiens à  combler pour compléter le tour de Galice. Il m'apprend que les 3 cargos sont là  à  attendre leur tour pour décharger la bauxite africaine ou australienne au port-usine d'aluminium Alcoa.
Mon kayak est maintenant dans le noir, tranquille. La femme du photographe me dit que son mari me cherche avec mon téléphone chargé. Je le retrouve entouré d'enfants dans une des rues d'un village plus petit que celui de Molène. Le lavoir là  haut est désert. Un peu sale, c'est un lieu apprécié des ados. Le vent passe par des hublots sans vitres. Au cœur de la nuit je me lèverai pour le sentir au clair de lune. Par chez nous, les lavoirs sont plutôt en aval des villages. A Bares il est encore loin du sommet du bassin versant.

Aujourd'hui en 7h30 j'ai parcouru 250 km en transport en commun terrestres
puis en 2h25 : 7.610 miles.

Demain je dois m'attaquer à  un parcours inédit de 11 milles sans abri. Pourvu que le vent reste comme il est !<table width="62" align="left" cellpadding="0" cellspacing="0" height="40"><tbody><tr><td width="275" height="6">
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Philippe
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Feuilleton GALICIA 2009

Message par Philippe »

SAMEDI 8 Aout
Bares se réveille
Au matin, je prends un petit déjeuner à  côté de mon kayak. Porridge et thé. Pour m'aider à  redescendre le kayak, il n'y a pour l'instant qu'une veuve de marin âgée, de noir vêtue. Son chien la promène. Il crotte dans le sable. Elle sort de son moulinet un petit sachet qu'elle retourne sur sa main comme un gant et habilement saisit l'étron. Dépôt dans la poubelle de plage. « Peu de gens en font autant », dit-elle. Sa modernité m'épate. Je vais à  la recherche d'info et de main d'oeuvre. La porte du café est ouverte mais le service n'est pas commencé. En attendant, j'essaie de téléphoner à  mon amie dans la ville la plus septentrionale d'Espagne ; personne ne répond. C'est aujourd'hui que je vais passer assez près de son magasin, à  Ortiguera. Le journal n'est pas arrivé. Les premiers clients n'ont pas tellement d'info sur la météo. Les personnes présentes sont toutes cordiales. Un touriste emporte 2 cafés crèmes vers un camping car.
De retour vers ma rampe, je remarque un homme en train de bricoler. Je lui demande s'il veut bien m'aider à  descendre mon kayak. Il possède ici une maison de famille, un héritage. Il passe ses congés à  l'entretenir. Je suis à  peine en tenue qu'il arrive, vivement intéressé. Je lui indique exactement ce que je veux afin qu'il ne se fasse pas mal, ni qu'il se mouille et qu'il ne le porte pas par la bosse.
Quand il faut y aller
Le ciel est gris. Il ne pleut pas. Le vent est toujours d'Est, pas plus calmé que la mer. Il me sera d'abord de face pour m'éloigner du port. Puis de côté le long de la face orientale du cap. Ensuite pour la majeure partie du parcours, il me poussera.
A 9h00 je pars, seul. Personne sur la plage. Personne sur l'eau. Pas de témoin visible.
Le long du cap, les vagues viennent frapper la falaise et rebondissent, c'est le ressac. Le XP à  bouchains vifs aime bien la mer bilatérale. C'est mieux qu'un manège de foire. Une heure après, au large du cap les vagues n'ont plus rien à  rebondir. Alors l'ultime longue ligne droite se voguera par mer et vent arrière. Si le temps avait été à  l'ouest, l'agité et l'abrité aurait été inversés. Je suis au point le plus Nord de la péninsule ibérique. Derrière moi : le golfe de Gascogne (El Mar Cantabrico), devant : l'océan Atlantique. Au dire des locaux, ça change tout. D'ailleurs je remarque, une chose étrange : la température de l'eau a augmenté sensiblement depuis que je m'humecte à  l'Atlantique. Ce n'est qu'une sensation qu'il faudrait vérifier au thermomètre.
Je hisse la voile et décide d'aller direct à  Carià±o. J'ai l'impression que ce n'est pas si loin. Est-ce que la hauteur de la côte m'illusionne cette sensation? C'est la première fois que je navigue vers un décor si élevé. Il faut relativiser mes sensations.
En m'arrêtant à  Espasante, c'est un peu plus court. Mais ça rallonge l'étape suivante qui est encore plus longue.
Pas de rase caillou
L'Estaca est une chaine de crêtes de 200 à  300 mètres de haut bordée par la mer. Débarquer au pied n'est pas possible. Les roches sont magnifiques dit-on mais mon humeur n'est pas d'en approcher.

Un cap?, que dis-je une péninsule!

A l'ouest je vois bien le Cap Ortegal. L'étape suivante. A 700 m d'altitude son sommet accroche des nuages, l'escamotant. Durant 2 heures je guette le village de Carià±o (Chéri en Français) en retrait du cap. D'abord la zone blanche que délimitent les constructions se révèle. Plus tard je distingue des immeubles. Je pagaie encore en veillant aux grosses vagues qui parfois soulèvent, plus que de coutume, la poupe. A l'occasion je surfe aidé par la voile et j'aime cela bien que sans gouvernail et chargé c'est usant. Maintenant j'ai vu un camion en mouvement. Bientôt je distingue des fenêtres. La jetée porte un poteau vert. Je rectifie mon cap pour entrer correctement. Pas de témoins. Les jetées galiciennes sont si hautes qu'elles sont interdites aux piétons. Une fois dans le bassin apparaissent à  l'abri du vent des pêcheurs amateurs concentrés sur leur canne. Ils ne font pas cas du kayakiste. Ce port de pêche et de conserveries partage maintenant son quai avec les minéraliers qui expédient chaque année 650 000 tonnes de Dunite vers les hauts fourneaux d'Europe où il est indispensable pour éliminer l'alcali. Heureusement c'est Samedi et les camions ne longent pas le paseo maritimo tout neuf. (promenade)

Dejà  dormir
Il est 12h30, avant de débarquer, je me demande déjà  où je vais dormir ? Je n'ai pas envie d'aller à  la plage sous la forêt car c'est très loin du village. Je repère un immeuble de front de plage en construction. Je débarque en face et installe le chariot. L'effort dans le sable sec, je m'en passerai mais j'en suis capable. La douche de plage me permet de rincer aussi mon anorak. L'air que j'utilise pour me sécher pourvoie à  la fois des gouttelettes de bruine et un chant féminin. De la même direction arrive un personnage qui m'intrigue : une élégante jeune fille portant un ruban en bandoulière. C'est l'une des Miss -Carià±o dont l'élection est en cours dans la fête du poisson. Gentiment elle m'indique que c'est le moment du service. Je vais aller voir si je passe à  table avec les touristes.
Près du kayak, échouée, une barque en polyester me servira de meuble de plage : table, siège, évier car elle recèle un fond d'eau de pluie. Elle planque partiellement mon long kayak. A 300 mètres, coté ville on ne distingue plus ma carène blanche du sable. Quand on randonne seul , on doit laisser sans surveillance son kayak si l'on veut visiter.
Populus
La fête s'est installée sur une placette récemment aménagée. Carià±o, dont la pêche décline et où ferment les conserveries, mise sur le tourisme. Le premier investissement fut de bâtir cette placette, point de départ du « paseo maritimo ». Tous les ports n'ont pas cette possibilité. Cette locution dans la bouche des politiciens sonne comme une recette miracle qui convertira l'activité du village. Cette promenade longe les dunes de la plage. Mais trop peu de passerelles donnent accès à  la plage, la dune est en piteux état. Les emplois du tourisme ne remplacent pas la pêche. Un pécheur propose des ballades en mer vers le cap Ortegal dans son chalutier à  peine transformé. Ce nom est repris par nombre de commerces : Ortegal coiffure, Ortegal immobilier, Ortegal conserves, Bar Ortegal et le premier festival Ortegal Rock.
Ici en mai Jean Capdevielle avait été sacrément bien accueilli par les pêcheurs.
IX° Fête de la Caldeirada et de la sardine laà±ada. Deux files d'attente : sardine ou Raie. Comme j'ai faim, je choisis la file courte et j'obtiens une aile de raie, des pommes de terre, du pain, du vin, une pomme pour 7 €. La recette des sardines est rare. Après avoir séché au soleil, elles sont grillées. J'aurais dû y gouter car c'est une recette difficile à  refaire chez soi. Les familles de pêcheurs bénévoles se donnent du mal et se paient du succès populaire. Le grand chapiteau abrite de longues tables où je m'insère. Des groupes d'amis ou familiaux s'interpellent bruyamment. Je me concentre sur l'alimentation, découragé par le bruit de communiquer avec mes voisins. Se doutent-ils de ce que j'ai fait ce matin ? Quelque chose d'original ? Je n'ai vu aucun autre bateau en mer.
Pour l'instant la scène musicale est vide, des chants reprendront plus tard. Je photographie le dos d'un jeune homme qui porte le T-shirt Ortegal Rock. Dans la soirée nous nous retrouverons.

A plusieurs voix
Je passe la fin de ce samedi après midi à  visiter les ruelles du village et les quais où stationne un chalutier de Bayonne dont l'équipage est portugais. à‰galement 2 bateaux de sauvetage impressionnants. Un remorqueur de haute mer et vedette rapide de 14 mètres profilée comme un bateau de course et semble t'il, étanche et auto esquimautant. Je ne trouve pas d'opportunité de recharger mes accus.
En fin de journée. La fête ne propose plus rien sinon une buvette mais la foule reste là . Le rockeur photographié est assis sur la pelouse au coeur d'un cercle d'ami. Il joue à  la guitare un air que je connais, N°1 aux états unis en 1969. « Je m'étonne que ce soit de ton répertoire, jeunot », et ainsi établi-je le contact. Pour mériter leur amitié, je m'efforce de chanter à  mon tour en empruntant la guitare. Un des copains par son charisme est capable en une phrase d'obtenir l'écoute du groupe ou d'encourager à  poursuivre les conversations. Comme j'ai oublié les paroles de ma chanson l'écoute se transforme en mépris. L'étendue du répertoire en mémoire des deux jeunes est étonnante. Je leur demande « Hey jude » car je sais que le refrain sera repris par tous. Ça marche, l'émotion est là . Puis j'ose demander « Without You », les machos rechignent un peu. Mais les filles y sont sensibles. Ensuite deux d'entre elles s'intéressent à  moi. Elles pensaient, depuis que j'avais photographié le t-Shirt que j'étais un des organisateur de la fête... Nous faisons connaissance. Ce sont des trentenaires, mariés, sans enfants, originaire d'ici mais travaillant ailleurs. Cette fête est à  la veille de leur séparation. Cette déchirure fut quelque peu pansée en chantant les 2 ballades. Je crois que c'est cela qui fait passer le courant. L'une d'entre elles connaît ma Loli de Ortiguera et lui transmettra mes saluts et excuses. Au bout d'un moment un des couples m'entraine à  l'écart du groupe dans le bar voisin. Ils veulent se présenter en particulier, échanger nos adresses, et m‘invitent à  venir les voir là  où ils travaillent : un palais comparable à  Versailles dans le NO de Madrid. Leur amitié rapide m'étonne.
nouvelle adresse
Un coup d'oeil à  mon kayak dans la nuit et je vais m'installer dans l'immeuble en construction que j'avais repéré. Mon adresse est prestigieuse : « Paseo Maritimo » j'aurai vue sur mer. J'attends que la rue soit vide pour pénétrer, c'est le secret de la tranquillité.
Aujourd'hui en de 10h31 à  13h36 j'ai parcouru en anorak 11.220 miles.
Philippe
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Re : Feuilleton GALICIA 2009

Message par Philippe »

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photo prise au peid de la Sierra de la Capelada par un copain Tito de Ribadeo . moi j'étais passé au large. C'est un côte nord donc contre jour en milieu de journée. la brume elle n'atteint pas le sommet à  plus de 600 m.
Vous ne pouvez pas consulter les pièces jointes insérées à ce message.
Le message ci-dessus est un copié collé de celui que j'avais saisi dans le forum kayakdemer.eu avant MARS 2017.Vous pouvez m'y retrouver
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Rom35
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Re : Feuilleton GALICIA 2009

Message par Rom35 »

Ouah! Photo extraordinaire!
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